RETOUR SUR LA JOURNÉE ODONTOLOGIE PÉDIATRIQUE

de gauche à droite : Catherine GALLETTI, Sylvie SAPORTA, Caroline DELFOSSE, Thomas TRENTESAUX, Arabelle VANDERZWALM-GOUVERNAIRE, Christophe DUNGLAS, Muriel DE LA DURE-MOLLA, Camille RAVINET, Chantal NAULIN-IFI, Romain JACQ, Lucile GOUPY et Marc ROCHÉ (à noter l'absence sur la photo de Katia JEDEON). 

Flash-back Journée du 18 janvier 2018

Un public d’omnipraticiens nombreux et attentifs ; des conférenciers engagés dans l’objectif consistant à faire entrer les enfants dans tous les cabinets dentaires généralistes : voilà comment on pourrait résumer la Journée du 18 janvier dernier intitulée « L’odontologie pédiatrique, un jeu d’enfants ! ».

Arabelle Vanderzwalm-Gouvernaire et Romain Jacq ont débuté cette formation en insistant sur le climat de confiance qui doit s’installer entre les jeunes patients et leur praticien. Il s’agit de parler le même langage que l’enfant, pour qui le jeu est le langage universel, sans négliger la place des parents. Le réalisme des vidéos de mises en situation a permis de mieux appréhender les difficultés… mais aussi de mesurer à quel point soigner les enfants est infiniment valorisant pour le cabinet dentaire.

Thomas Trentesaux et Caroline Delfosse ont ensuite fait venir le camion de Fred et Jamy pour nous convaincre que gérer l’anxiété et la peur des enfants, « C’est pas sorcier ». Les solutions existent pour faciliter les séances, entre autres la prescription d’une prémédication sédative voire l’utilisation de la sédation consciente (MEOPA) lorsque cela est indiqué. 

Puis, Katia Jedeon et Muriel de La Dure-Molla ont abordé les MIH, la fluorose, ou encore l’amélogénèse et la dentinogénèse imparfaites. Sous forme de dialogues d’une grande clarté, elles ont exposé comment les reconnaître et les prendre en charge, notamment à l’aune des douleurs qu’elles peuvent engendrer, de leur impact sur l’esthétique – une préoccupation majeure pour ces jeunes patients en plein développement – et des complexités opératoires qu’elles impliquent. Le mot d’ordre : privilégier les techniques les moins invasives pour préserver un capital dentaire déjà fragilisé.

Christophe Dunglas a ensuite débuté sa conférence sur l’interception orthodontique avec le message suivant : « Pour dépister, il faut reconnaître et, pour reconnaître, il faut déjà connaître ». De fait, intercepter des malocclusions chez l’enfant demande une attention particulière mais primordiale, étant entendu que, dans de nombreuses situations, l’omnipraticien peut lui-même réaliser les traitements de correction.

À travers une série de cas cliniques présentés avec dynamisme, Christophe Dunglas nous a aidés à identifier les malocclusions que l’on peut gérer en omnipratique et celles qui relèvent de la compétence de praticiens spécialisés.

Enfin, Lucile Goupy et Camille Ravinet ont donné toutes les clefs pour optimiser et organiser la prise en charge et lessoins aux enfants dans un cabinet généraliste. Le matériel est déjà présent à 95 % dans nos tiroirs : nul besoin d’acquérir du matériel spécifique.
En suivant quelques règles fort simples, les conférencières ont fait la démonstration, cas cliniques à l’appui, que la grande majorité des enfants ont toute leur place en cabinet d’omnipratique.

par Sylvie Saporta,
membre du 
groupe de travail SOP

Télécharger le compte-rendu formation [ Odontologie pédiatrique ] 18.01.2018