Comptes-rendus des journées de formation de la SOP

RETOUR sur la séance SOP à l’ADF 2019 : « Économie tissulaire »

Publié le 31/12/2019

Flash-back Séance de la SOP - ADF du 28 novembre 2019
« Économie tissulaire » : retour sur la séance SOP à l’ADF

 

 

Encore un millésime du congrès de l’ADF où les congressistes ont manifesté leur confiance à la SOP dans l’organisation d’une séance complète consacrée à l’économie tissulaire. Mais, hélas, cette année encore, une salle trop petite a été attribuée pour cette formation qui a attiré de très nombreux confrères...

Au-delà de ce problème de logistique, au cours de cette séance, Benjamin Darmon, Julien Mourlass et Mathilde Jalladaud ont montré, cas cliniques à l’appui, l’intérêt de conserver au maximum les tissus dentaires afin de répondre aux impératifs biologiques.

Benjamin Darmon a ouvert cette séance en exposant la nécessité de réaliser des chirurgies atraumatiques afin d’améliorer l’ostéointégration des implants. À travers des cas cliniques simples, il a montré aux congressistes comment mettre en place, dès la planification de l’avulsion, les techniques indispensables à une préservation osseuse optimale.

Ensuite, Julien Mourlass a dévoilé les secrets de la chirurgie muco-gingivale, et notamment les techniques à mettre en œuvre pour recouvrir des racines ayant une récession. L’un des messages clefs de sa présentation aura été la nécessité de bien poser un diagnostic avant de se lancer dans des thérapeutiques complexes.

Enfin, Mathilde Jalladaud a clôturé cette séance en exposant les problématiques de la préservation tissulaire dentaire dans le secteur postérieur. Elle a notamment abordé les notions de prise en charge globale par la méthode ultraconservatrice, 3-steps technique.
 

par Philippe Milcent,
rédacteur en chef du JSOP

Note : Romain Jacq fut le responsable scientifique de cette séance (en photo ci-dessus - premier à en partant de la gauche).

Télécharger le compte-rendu sur la séance « Économie tissulaire » séance SOP à l'ADF du 28 novembre 2019  ​ 

RETOUR sur la journée « Migrations et déplacements dentaires » du 13 juin 2019

Publié le 05/12/2019

Flash-back /Journée du 13 juin 2019
Formation sur les « Migrations et déplacements dentaires »

 
« J’ai une dent qui a bougé ! »
C’est parce que ce motif de consultation est devenu relativement fréquent.
Et que, bien souvent, le patient pense que son praticien va pouvoir apporter une réponse simple à ce qui s’appelle un déplacement dentaire que la SOP a organisé cette journée pluridisciplinaire.

Tout membre de la SOP qui n’aurait pas pu se déplacer à Paris ce jour-là pourra retrouver dans les Replay des six conférences données par six conférenciers aux compétences complémentaires venus répondre à des questions qui ne sont pas si simples.

Distinguer ce qui est physiologique de ce qui est pathologique ; déterminer les causes parfois intriquées de ces migrations, causes parodontales et/ou occlusales voire iatrogènes ; décider des alternatives thérapeutiques qui s’offrent en fonction du cas clinique.
 

Marc Roché,
président de la SOP


Conférencier(e)s et pages du compte-rendu :

  1. François Le Bigot
  2. Antoine Popelut
  3. Éric Serfaty
  4. Jean-Charles Kohaut
  5. Florence Roussarie
  6. Stéphane Cazier

Télécharger le compte-rendu sur la formation « Migrations dentaires » du 13 juin 2019  ​  

RETOUR sur le 18e voyage-congrès de la SOP à l’Île Maurice en 2019

Publié le 14/11/2019

Flash-back Voyage-congrès 2019
18e voyage-congrès du lundi 22 avril au jeudi 2 mai 2019 à l’Île Maurice


Cette 18ème édition du voyage-congrès à l’Île Maurice coorganisé par la SOP et la Mauritius dental Association (MDA) a été illustrée par un fait marquant : une assistance record de la part de nos confrères mauriciens toujours plus motivés par ce congrès, inscrits à leur « Continuous Professionnal Development ». Il faut dire que le programme qui était proposé cette année aux Mauriciens ainsi qu’à nos confrères continentaux était pour le moins alléchant.

Avec une tête d’affiche reconnue internationalement, le Pr Pierre Machtou, qui proposait deux conférences et une séance de travaux pratiques d’endodontie exclusivement réservée aux praticiens mauriciens.

Avec un pédagogue né, Charles Tolédano, qui avait à partager sa grande expérience pratique de la dentisterie adhésive avec la générosité qu’on lui supposait et le talent qu’on lui connaît.

Et enfin deux habitués de ces voyages-congrès, fidèles jusqu’à présent au titre de congressistes, Christian Adriaensen et Éric Gérard, qui cette fois, avaient franchi la rampe pour faire bénéficier l’auditoire de leurs connaissances au travers de conférences qui ont exigé d’eux, dans ces circonstances, l’exigeante préparation que l’on imagine.

Pour le premier, professeur à l’EFP de Bruxelles en parodontie, il s’agissait de rendre compte de l’expérience d’une carrière d’omnipraticien.

Pour le second, odontologiste, chef de service hospitalier, de porter à la connaissance d’un plus grand nombre le domaine des pathologies buccales, que nous ne voyons que rarement dans nos cabinets dentaires.

Marc Roché,
président de la SOP

Télécharger le compte-rendu voyage-congrès Île Maurice 2019 ​ 

RETOUR sur la journée « Décisions absurdes » du 17 octobre 2019

Publié le 17/09/2019

Retour sur la journée « Décisions absurdes : comment les éviter ? »

 

La dentisterie est une spécialité médicale qui se conçoit essentiellement au travers d’actes manuels. La qualité d’un étudiant puis d’un chirurgien-dentiste se mesure à sa capacité à connaître une somme importante de données scientifiques puis dans son aptitude à appliquer les techniques apprises tout au long de son cursus de formation. Il en découle que les complications sont toujours analysées comme étant des défauts d’application des règles ou du savoir. Cette approche est très limitée car elle ne prend pas en compte toutes les données scientifiques des neurosciences et des sciences du comportement qui montrent que le cerveau est loin d’être une machine parfaite.

Bien au contraire, le comportement humain est influencé par de nombreux paramètres tel que le stress, la fatigue, la pression temporelle, le défaut de communication, etc. De même, les biais cognitifs, qui sont des façons non objectives et systématiques d’appréhender les informations qui nous arrivent en permanence, altèrent sans arrêt la prise de décision.

Cette réalité a été prise en compte dans les activités humaines à risque comme l’aviation ou l’industrie nucléaire avec une efficacité non discutable. Il apparaît que la mise en place des « facteurs humains » est plus compliquée en médecine ou en dentisterie. Cela remet en question trop de dogmes, tant dans l’éducation que dans les relations au sein des équipes soignantes. Plusieurs études sur de très grands nombres de patients montrent que 80 % des complications en médecine et dentisterie ont une origine directement liée aux « facteurs humains ».

Il existe des protocoles ou des concepts qui sont parfaitement connus et qui sont facilement adaptables aux pratiques médicales. Ce sont la non-punition de l’erreur, la communication sécurisée, l’utilisation systématique de check-list, le partage des erreurs et la gestion des menaces. Les études en médecine et dentisterie rapportent non seulement des améliorations de la qualité des soins en limitant le nombre d’événements indésirables graves ou non, mais aussi une limitation des pertes financières non négligeable grâce à une organisation plus efficace et plus rigoureuse. Beaucoup de chirurgiens-dentistes utilisent ces notions de façon intuitive et parcellaire.

Franck Renouard

Cependant, à l’instar des pilotes privés ou professionnel qui ont des cours obligatoires « facteurs humains » dans leur cursus, il serait temps que les professions médicales intègrent ce concept aux formations ante et postuniversitaires.

 

Franck Renouard
 

Télécharger le compte-rendu sur la formation « Décisions absurdes » du 17 octobre 2019  ​  

RETOUR sur la journée « NO(s) LIMIT(es) » du 28 mars 2019

Publié le 05/09/2019

Flash-back Journée du 28 mars 2019
Retour sur la Journée No(s) Limit(es) !

Une journée résolument pluridisciplinaire au cours de laquelle les conférenciers ont parfaitement suivi la feuille de route proposée par la SOP. Voilà comment on pourrait qualifier cette formation No(s) Limit(es) avec son double sens de nos propres limites et de celles fixées par la technique et l’éthique. Précisément, chaque conférence a été ponctuée par les éclairages juridiques d’Alain Béry quant à la question des limites et de notre responsabilité médicale.

En implantologie, Corinne Touboul a montré qu’il fallait procéder par étapes en respectant les bonnes pratiques, ce qui permet d’avancer en limitant les risques. Le principe fondamental étant qu’à l’issue de chaque étape, il convient de procéder à une évaluation et, au besoin, à une réévaluation.

Emmanuel Frèrejouand a abordé la question des aligneurs, une technique qui n’est facile qu’en apparence et qui de surcroît suppose que le patient en ait accepté les contraintes. Il a montré que cette technique ne pouvait pas tout traiter.

Même problématique avec le collage : Antony Atlan nous a montré que l’on ne peut pas tout coller dans toutes les situations. Malgré les incontestables avancées en termes de matériaux, cette technique n’est cliniquement efficace que dans des cas bien identifiés.

Sur la conservation pulpaire, Tchilalo Boukpessi a éclairé cette zone grise à laquelle nous sommes souvent confrontés : conserver ou traiter. Elle a insisté sur les deux facteurs majeurs de décision, l’étanchéité et l’invasion bactérienne. Elle a aussi montré que l’ensemble des données objectives (âge, santé du patient, etc.) fixant la limite entre conservation et traitement relevait aussi d’un vrai sens clinique du praticien.

Enfin, en hypnose, Vianney Descroix a expliqué où se situait la frontière entre suggestion et manipulation. Il a montré que, si l’hypnose n’est pas la solution miracle que l’on a pu croire, elle restait une technique pertinente qui apportait des résultats concrets pour le confort de travail du praticien.

brochure formation NOs LIMITes


Philippe Milcent,
rédacteur en chef du JSOP


Au sommaire de la journée NO(s) LIMIT(es) :

Télécharger le compte-rendu formation [ NO(s) LIMIT(es) ] 28 mars 2019 SOP  

RETOUR sur la journée « CONTACTS » du 17 janvier

Publié le 01/07/2019

Flash-back Journée du 17 janvier 2019 
« Maîtriser les contacts, tous les contacts »


Nous avons tous gardé le contact au cours de la Journée du 17 janvier dernier consacrée justement aux contacts.

Car le contact est un élément majeur de notre vie de tous les jours dans nos cabinets, avec la poignée de main, la main sur l’épaule, le toucher de nos doigts sur le visage et dans la bouche de nos patients ; mais ce contact est également décliné de manière plus précise dans chacune des spécialités abordées lors de cette journée.

Quelques rappels d’embryologie, dont Olivier Hue, fort de toutes ses connaissances bibliographiques et surtout de son expérience clinique nous a si bien parlé, ont situé les contacts occlusaux sous leurs aspects neurologiques et psychiques.

Les contacts humains que Nadine Omeish et Benjamin Pomès ont abordés dans leurs diversités dans un contexte souvent anxiogène pour nos patients et dans lesquels le facteur humain donc subjectif, est si prégnant. Ils ont rappelé l’importance de l’écoute, premier élément de contact.

La prothèse complète, surtout quand elle est immédiate, présentée par Marie-Violaine Berteretche sollicite un tel nombre de facteurs comme l’atteinte de l’image du corps, l’amputation, etc. que l’aspect purement technique n’est qu’un élément, certes majeur mais pas unique.

Les contacts occlusaux sont si complexes et divers qu’Olivier Laplanche nous a rappelé qu’ils ne se résumaient pas à des traces bleues ou rouges sur des dents, mais à toute une physiologie complexe.

L’espace interdentaire qui concerne aussi bien la dentisterie restauratrice, que la parodontologie nécessitait une mise au point dans son analyse, dans les causes de sa perte et donc dans l’exigence d’une restauration correcte des contacts proximaux dont nous a parlé Franck Decup.

Contrairement à ce que certains auraient pu espérer, l’endodontie mécanisée n’a pas aboli le contact et Ludovic Pommel nous a démontré la nécessité d’avoir « des yeux au bout des doigts » avec de petits conseils pratiques comme, utiliser plutôt des gants sous-dimensionnés, pour… garder le contact.

 

Philippe Milcent,
rédacteur en chef du JSOP


Conférencier(e)s par ordre de passage :
page 1 : Olivier Hue
page 2 : Nadine Omeish & Benjamin Pomès
page 3 : Marie-Violaine Berteretche
page 4 : Olivier Laplanche
page 5 : Franck Decup
page 6 : Ludovic Pommel

Télécharger le compte-rendu [ Mairtiser les contacts, tous les contacts ] 17 janvier 2019 SOP