Comptes-rendus des journées de formation de la SOP

RETOUR sur la journée « NO(s) LIMIT(es) » du 28 mars 2019

Publié le 05/09/2019

Flash-back Journée du 28 mars 2019
Retour sur la Journée No(s) Limit(es) !

Une journée résolument pluridisciplinaire au cours de laquelle les conférenciers ont parfaitement suivi la feuille de route proposée par la SOP. Voilà comment on pourrait qualifier cette formation No(s) Limit(es) avec son double sens de nos propres limites et de celles fixées par la technique et l’éthique. Précisément, chaque conférence a été ponctuée par les éclairages juridiques d’Alain Béry quant à la question des limites et de notre responsabilité médicale.

En implantologie, Corinne Touboul a montré qu’il fallait procéder par étapes en respectant les bonnes pratiques, ce qui permet d’avancer en limitant les risques. Le principe fondamental étant qu’à l’issue de chaque étape, il convient de procéder à une évaluation et, au besoin, à une réévaluation.

Emmanuel Frèrejouand a abordé la question des aligneurs, une technique qui n’est facile qu’en apparence et qui de surcroît suppose que le patient en ait accepté les contraintes. Il a montré que cette technique ne pouvait pas tout traiter.

Même problématique avec le collage : Antony Atlan nous a montré que l’on ne peut pas tout coller dans toutes les situations. Malgré les incontestables avancées en termes de matériaux, cette technique n’est cliniquement efficace que dans des cas bien identifiés.

Sur la conservation pulpaire, Tchilalo Boukpessi a éclairé cette zone grise à laquelle nous sommes souvent confrontés : conserver ou traiter. Elle a insisté sur les deux facteurs majeurs de décision, l’étanchéité et l’invasion bactérienne. Elle a aussi montré que l’ensemble des données objectives (âge, santé du patient, etc.) fixant la limite entre conservation et traitement relevait aussi d’un vrai sens clinique du praticien.

Enfin, en hypnose, Vianney Descroix a expliqué où se situait la frontière entre suggestion et manipulation. Il a montré que, si l’hypnose n’est pas la solution miracle que l’on a pu croire, elle restait une technique pertinente qui apportait des résultats concrets pour le confort de travail du praticien.

brochure formation NOs LIMITes


Philippe Milcent,
rédacteur en chef du JSOP


Au sommaire de la journée NO(s) LIMIT(es) :

Télécharger le compte-rendu formation [ NO(s) LIMIT(es) ] 28 mars 2019 SOP  

RETOUR sur la journée « CONTACTS » du 17 janvier

Publié le 01/07/2019

Flash-back Journée du 17 janvier 2019 
« Maîtriser les contacts, tous les contacts »


Nous avons tous gardé le contact au cours de la Journée du 17 janvier dernier consacrée justement aux contacts.

Car le contact est un élément majeur de notre vie de tous les jours dans nos cabinets, avec la poignée de main, la main sur l’épaule, le toucher de nos doigts sur le visage et dans la bouche de nos patients ; mais ce contact est également décliné de manière plus précise dans chacune des spécialités abordées lors de cette journée.

Quelques rappels d’embryologie, dont Olivier Hue, fort de toutes ses connaissances bibliographiques et surtout de son expérience clinique nous a si bien parlé, ont situé les contacts occlusaux sous leurs aspects neurologiques et psychiques.

Les contacts humains que Nadine Omeish et Benjamin Pomès ont abordés dans leurs diversités dans un contexte souvent anxiogène pour nos patients et dans lesquels le facteur humain donc subjectif, est si prégnant. Ils ont rappelé l’importance de l’écoute, premier élément de contact.

La prothèse complète, surtout quand elle est immédiate, présentée par Marie-Violaine Berteretche sollicite un tel nombre de facteurs comme l’atteinte de l’image du corps, l’amputation, etc. que l’aspect purement technique n’est qu’un élément, certes majeur mais pas unique.

Les contacts occlusaux sont si complexes et divers qu’Olivier Laplanche nous a rappelé qu’ils ne se résumaient pas à des traces bleues ou rouges sur des dents, mais à toute une physiologie complexe.

L’espace interdentaire qui concerne aussi bien la dentisterie restauratrice, que la parodontologie nécessitait une mise au point dans son analyse, dans les causes de sa perte et donc dans l’exigence d’une restauration correcte des contacts proximaux dont nous a parlé Franck Decup.

Contrairement à ce que certains auraient pu espérer, l’endodontie mécanisée n’a pas aboli le contact et Ludovic Pommel nous a démontré la nécessité d’avoir « des yeux au bout des doigts » avec de petits conseils pratiques comme, utiliser plutôt des gants sous-dimensionnés, pour… garder le contact.

 

Philippe Milcent,
rédacteur en chef du JSOP


Conférencier(e)s par ordre de passage :
page 1 : Olivier Hue
page 2 : Nadine Omeish & Benjamin Pomès
page 3 : Marie-Violaine Berteretche
page 4 : Olivier Laplanche
page 5 : Franck Decup
page 6 : Ludovic Pommel

Télécharger le compte-rendu [ Mairtiser les contacts, tous les contacts ] 17 janvier 2019 SOP