Traitement Canalaire et risque cardiaque

Parodontie

Question

Chez les patients cardiaques à risque, en cas d´image apicale, faut-il tenter une reprise de traitement canalaire ou l´extraction est-elle préférable ?

Réponse du comité éditorial de la SOP

La prophylaxie de l’endocardite infectieuse a fait l’objet d’une conférence de consensus en 1992, et les conclusions concernant les actes à effectuer dans la cavité buccale reportées dans les " Recommandations et références dentaires " publiées en 1996.


Les cardiopathies à risque sont divisées en deux groupes :



  1. les cardiopathies à risque d’endocardite infectieuse : valvulopathies, cardiopathies congénitales non cyanogènes, cardiomyopathie obstructive

  2. les cardiopathies à haut risque d’endocardite infectieuse : prothèses valvulaires, cardiopathies congénitales cyanogènes, antécédents d’endocardite infectieuse.


Concernant les gestes bucco-dentaires :



  1. chez les patients à risque d’endocardite infectieuse, les pulpectomies peuvent être entreprises à trois conditions : si le traitement est réalisé sous champ opératoire étanche (digue), quand la totalité de l’endodonte est aisément accessible, en une seule séance. Si ces conditions ne sont pas remplies, l’extraction est recommandée. Cette intervention doit être réalisée sous antibioprophylaxie : Amoxicilline 3g en une prise unique à prendre dans l’heure qui précède. En cas d’allergie aux bêta-lactamines, clindamycine 600 mg ou Pristinamycine 1 g.Toutefois, le traitement de dents à pulpe non vitale, y compris la reprise de traitement canalaire, est contre-indiqué,

  2. chez les patients à haut risque d’endocardite infectieuse, les pulpopathies, parodontopathies et les traumatismes nécessitent l’extraction.

Pour en savoir plus, vous pouvez vous procurer les " Recommandations et références dentaires " auprès du service communication de l’ANAES, 159 rue Nationale 75640 PARIS CEDEX 13, Tél : 01 42 16 72 72 – Fax : 01 42 16 73 73.