« Replacer l’implantologie dans le champ des différentes options thérapeutiques » par Chloé Barbant / Journée du 17 juin

« Replacer l’implantologie dans le champ des différentes options thérapeutiques » par Chloé Barbant / Journée du 17 juin

Publié le vendredi 05 février 2021

Cholé Barbant

 


  Entretien avec 
  Cholé BARBANT,
  responsable scientifique 
  de la Journée omnipratique:
  « Un plan sans implant »
   jeudi 17 juin 2021  
 

   



« Replacer l’implantologie dans le champ des différentes options thérapeutiques »

 

Vous êtes la responsable scientifique de la Journée « Un plan sans implant ». Que se passe-t-il à la SOP ? Vous avez une dent contre l’implant ?
 

Évidemment non ! 
Il ne s’agira pas de faire le procès de l’implantologie, mais de la replacer dans le champ de l’ensemble des options thérapeutiques pour les cas d’édentement.

Résultat 20 ans après une
auto transplantation de la 43 initialement incluse.

Aujourd’hui, nous prenons de plein fouet les conséquences, parfois catastrophiques, de traitements implantaires mal réfléchis. Nous vivons un tournant.

L’implantologie, ça n’est pas magique et, dans de nombreuses situations cliniques, on peut obtenir de biens meilleurs résultats esthétiques, fonctionnels et biologiques en choisissant un autre traitement. Il existe des contextes et/ou des patients qui contre-indiquent ou, du moins, ne favorisent pas le recours à l’implantologie.

Nous verrons, bien sûr, que les patients aux antécédents parodontaux présentent un risque de complications péri-implantaires, mais aussi les patients jeunes pour lesquels la croissance continue aura un impact esthétique sur le long terme.

Il existe encore des situations où le résultat esthétique ne sera pas à la hauteur des attentes, alors même que l’on aura déployé des techniques complexes comme le recours aux greffes.

 

Le problème étant que la magie de l’implant a aussi infusé dans le grand public…
 

C’est vrai, les patients peuvent être très demandeurs. Mais quand un patient n’est pas un bon « client » pour l’implantologie, aller dans son sens ne lui rendra pas service.

L’objectif de cette journée est de prouver aux praticiens que d’autres solutions fiables et reproductibles existent.

Serge Armand présentera différentes situations cliniques qui lèveront, je l’espère, les doutes et incertitudes des praticiens.

Le bridge collé, par exemple, est une alternative pertinente dans le secteur antérieur, mais elle effraie. C’est une thérapeutique rigoureuse, certes, mais avec le bon protocole – qui sera décliné lors de la Journée étape par étape – elle permet des résultats au moins aussi bons que l’implantologie.

Nous avons voulu aussi donner l’occasion aux participants de voir de près les résultats que peuvent donner la transplantation, une technique mal connue qui ne mérite pas sa réputation.

 

Les praticiens doivent donc avoir les outils pour devenir un peu plus consciento-alternativo-implantaires ?
 

Oui. Nous vivons aujourd’hui l’effet boomerang du « tout implantaire ».

Il s’agit de mieux indiquer l’implantologie et, lorsqu’elle n’est pas la thérapeutique adaptée, il n’est pas « honteux » de recourir à des techniques plus conventionnelles en appliquant les bons protocoles. /
 

 
 
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