Tests SARS-CoV2 : les raisons de l’autorisation faite aux dentistes de prélever

Tests SARS-CoV2 : les raisons de l’autorisation faite aux dentistes de prélever

Publié le vendredi 27 novembre 2020

Le gouvernement aurait-il entendu l’appel de la SOP qui, lors du premier confinement, avait réuni plus de 5 000 praticiens signataires d’une pétition demandant la possibilité aux dentistes de réaliser des tests afin de détecter et de prévenir les risques de contamination ?

Que l’on se rassure : non. Car on est loin de l’esprit dans lequel notre société scientifique avait soutenu cette proposition responsable. Concrètement, un arrêté daté d’octobre dernier autorise désormais les chirurgiens-dentistes, après une formation ad hoc, à réaliser les prélèvements nasopharyngés, oropharyngés ou salivaires nécessaires à la détection du SARS-CoV2.

Dans quel but ?
L’arrêté mentionne qu’il existe dans certaines zones un « risque de disponibilité insuffisante de professionnels de santé habilités à réaliser l'examen de détection du SARSCoV-2 [...] pour faire face à la crise sanitaire ».

En conséquence, les chirurgiens-dentistes, et avec eux les sages-femmes, les pharmaciens, les préparateurs en pharmacie, les manipulateurs d'électroradiologie médicale, les ambulanciers ou encore les auxiliaires de puériculture, sont autorisés à réaliser le prélèvement d'échantillons biologiques pour cet examen. Traduction en bon français ?

Elle peut s’écrire comme suit, chacun restant, bien sûr, libre de se faire sa propre opinion.

Notre profession médicale, qui s’est mobilisée au printemps pour les soins dentaires d’urgence, mais aussi, pour certains, en appui des services de réanimation, est désormais ramenée de médicale au simple rang de professionnels de santé « réquisitionnables » en cas de besoin pour réaliser des prélèvements (valorisés de C 0,25 à C 0,42).
 

Marc Roché,
président de la SOP

Tous les flashs infos