« 15 % des enfants atteints de MIH » entretien avec Patrick Rouas, conférencier lors de la journée du 14 janvier prochain

« 15 % des enfants atteints de MIH » entretien avec Patrick Rouas, conférencier lors de la journée du 14 janvier prochain

Publié le lundi 09 novembre 2020

Patrick Rouas

 
 
  Entretien avec
  Patrick ROUAS,
  conférencier 
  lors de la journée :
  « Incisive centrale : restauration et esthétique »
   jeudi 14 janvier 2021  

 

 

 

   « 15 % des enfants atteints de MIH" »
   


 

Quelle thématique allez-vous développer lors de cette Journée sur l’incisive centrale ?

J’aborderai le diagnostic des anomalies de structure, diagnostic qui n’est pas toujours évident à poser. Pourquoi les praticiens peuvent éprouver des difficultés à poser un diagnostic correct ?

D’une part, il existe diverses formes d’anomalie de structure avec des variantes au sein de chaque catégorie (fluoroses, hypominéralisations molaire-incisive, hypoplasies, conséquence d’un traumatisme sur dent temporaire, amélogénèses imparfaites, dentinogénèses imparfaites, défauts associés à des déminéralisations liées à la maladie carieuse).

D’autre part, l’omnipraticien n’est pas confronté quotidiennement à ces problématiques.
Je montrerai qu’il est fondamental de toujours « étiqueter » une anomalie de structure car, dans certains cas, sa prise en charge doit se faire précocement afin de préserver le capital tissulaire.

 

Pourquoi la précocité du diagnostic est-elle importante ?

Prenons l’exemple de l’hypominéralisation molaire-incisive (MIH).
Cette anomalie doit être diagnostiquée le plus tôt possible car les dents atteintes peuvent subir, dans les formes modérées ou sévères, un délabrement très important en seulement quelques mois.

Autre exemple, certaines formes d’amélogenèse imparfaite requièrent une prise en charge tout aussi précoce.

 

Quel sera votre objectif ?

Je présenterai une méthode permettant de poser un diagnostic correct et d’étiqueter l’anomalie de structure dans la majorité des cas. Il s’agit d’analyser des paramètres précis, dans un ordre défini, ce qui mènera le praticien au diagnostic permettant ensuite de décider d’une prise en charge spécifique, adaptée au type d’anomalie.

Par ailleurs, je parlerai également d’étiologie, notamment des facteurs tels que les perturbateurs endocriniens. Certes, les anomalies de structures ne sont pas observées quotidiennement dans les cabinets dentaires mais les chiffres montrent qu’elles sont loin d’être exceptionnelles.

À titre d’exemple, il faut savoir que la prévalence des MIH est relativement élevée avec près de 15 % des enfants atteints selon les dernières études. /

 

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