Disctinction : Olivia Kérourédan, lauréate de la bourse Michel-Degrange 2019

Disctinction : Olivia Kérourédan, lauréate de la bourse Michel-Degrange 2019

Publié le jeudi 19 mars 2020

Olivia Kérourédan

 

Club SOP / Distinction


Olivia Kérourédan,
lauréate de la bourse Michel-Degrange


Dotée de 5 000 euros par le Comident, la bourse Michel-Degrange a été décernée à Olivia Kérourédan, maître de conférences, praticien hospitalier en odontologie conservatrice et en endodontie.
 

C’est le 16 janvier dernier, en marge de la Journée télévisée en direct à la maison de la Chimie, que la bourse Michel-Degrange 2019 a été décernée à d’Olivia Kérourédan pour son remarquable travail de recherche intitulé « Effet de la pré-vascularisation organisée par Bio-impression assistée par laser sur la régénération osseuse ».

Une distinction, a relevé la lauréate, qui vient « couronner cinq années de recherche intensive ». C’est Anne Raskin, présidente du jury, membre de la Société francophone de biomatériaux dentaires (SFBD), qui lui a remis la bourse, avec à ses côtés Marc Roché, président de la SOP.

Anne Raskin a rappelé que « cette bourse de recherche existe en hommage à Michel Degrange pour sa grande contribution dans le domaine des biomatériaux. Nous avons la chance, chaque année, de recevoir beaucoup de dossiers de recherche brillants, avec des profils très intéressants, et ça n’est pas toujours évident de les départager ».

Anne Raskin (présidente du Jury, membre SFBD),
Olivia Kérourédan (lauréate 2019)
et Marc Roché (président de la SOP)

Marc Roché, a précisé que cette bourse avait « été créée conjointement par la SOP et la SFBD, et généreusement dotée par le Comident qui représente 150 entreprises du secteur ». Olivia Kérourédan, maître de conférences, praticien hospitalier en odontologie conservatrice et en endodontie à Bordeaux, a donné ensuite un brillant résumé de ses recherches.

« Afin de résoudre le problème des substituts osseux faiblement vascularisés, un des défis majeurs en ingénierie tissulaire osseuse consiste à favoriser le développement précoce d’une microvascularisation. La reproduction du microenvironnement local et l’organisation cellulaire in situ sont des approches innovantes pour optimiser la formation osseuse. En bio-fabrication, la bio-impression assistée par laser (LAB) est une technologie émergente permettant l’impression de cellules et de biomatériaux avec une résolution micrométrique.

L’objectif de ce travail vise à étudier l’effet de l’organisation de la pré-vascularisation par LAB sur la régénération osseuse. La station de bio-impression Novalase a été utilisée pour imprimer des motifs de cellules endothéliales sur un “biopaper” constitué de collagène et de cellules-souches issues de la papille apicale.

Les paramètres d’impression, densités cellulaires et conditions de recouvrement ont été optimisés afin de favoriser la formation d’un réseau microvasculaire avec une architecture définie in vitro. Ce modèle a ensuite été transposé in vivo, grâce à la bio-impression in situ de cellules endothéliales au niveau de défauts osseux critiques chez la souris, afin d’évaluer si la prévascularisation organisée par LAB permettait de promouvoir et contrôler spatialement le processus de régénération osseuse.

Les résultats ont montré que la bio-impression permettait d’augmenter la densité de vaisseaux dans les défauts osseux et de favoriser la régénération osseuse. » /
 

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