Convention : plongée en eau profonde

Convention : plongée en eau profonde

Publié le vendredi 05 avril 2019

Bien malin celui qui peut prétendre aujourd’hui maîtriser de manière concrète l’impact que la nouvelle convention va avoir sur son exercice, sur ses relations avec la patientèle, sur sa manière d’envisager les réponses thérapeutiques et, tout simplement, sur la manière dont il va vivre (de) sa pratique médicale.
C’est en effet une chose de maîtriser sur le bout des doigts la nouvelle CCAM, c’en est une autre d’en éprouver ses conséquences à court, moyen et long terme.
La SOP n’est pas l’arbitre des élégances syndicales entre ceux qui ont choisi de négocier et, donc, de faire des compromis, et celui qui a choisi de ne pas en faire et, donc, de se retirer de la discussion.
Les deux approches ont leur légitimité et leur mécanique logique. On peut au moins s’accorder sur le fait que la « Bercysation » des esprits, qui irrigue aujourd’hui toute décision prise par les pouvoirs publics, n’est pas la meilleure approche pour attaquer la question dentaire et lui trouver des solutions, à la fois pour les Français et pour ceux qui ont charge de les soigner. Lorsque la puissance publique – « puissance » mérite ici particulièrement bien son nom – vous impose de partir d’un budget pour y faire entrer les solutions, on a le droit de relever ses manches pour s’attaquer au chantier. On a aussi le droit de dénoncer le vice de forme initial sur la façon dont l’équation est posée.
Pour autant, la SOP a des convictions. Elle est même, s’agissant de la qualité des soins et des réponses thérapeutiques appropriées, d’une extrême radicalité ! Alors, oui, elle n’a pas souhaité proposer à ses adhérents des formations à la « prise en main » de la nouvelle CCAM. On peut nous en faire grief. Mais nous avons, en la matière, unanimement considéré que ce type de formations ne relève pas de notre conception de la formation continue. Cela ne nous empêchera pas de prendre parti, à notre manière, c’est-à-dire au carrefour d’impératifs scientifique, clinique et éthique.

Le conseil d’administration de la SOP

eSource ⇒  page 7 JSOP 3 avril 2019