« Le champ du débat « extraire/ne pas extraire » s’est rétréci grâce à l’interception » par Christophe Dunglas

« Le champ du débat « extraire/ne pas extraire » s’est rétréci grâce à l’interception » par Christophe Dunglas

Publié le mardi 24 mai 2022

Chirstophe Dunglas

 

 

Entretien 
avec Christophe Dunglas,
conférencier lors de la Journée :
« La première prémolaire : dent stratégique ou sacrifiée ? »
jeudi 16 juin 2022  

 

Comment le spécialiste en orthodontie que vous êtes, MCU-PH à l’université de Paris, regarde-t-il le débat « extraction/non-extraction » de la première prémolaire ?

C’est un débat qu’il faut rendre concret en s’appuyant sur les données désormais bien établies par la littérature scientifique mondiale.

On notera d’ailleurs que la proportion que nous connaissons aujourd’hui de 70 % de traitements sans extraction orthodontique de prémolaires contre 30 % avec extraction, est globalement l’inverse de celle qui avait cours auparavant.

Journée SOP du 16 juin

Le champ du débat « extraire/ne pas extraire » s’est donc rétréci grâce à l’interception : il y a une tendance forte vers des traitements orthodontiques ne nécessitant plus d’avulsion.

Mais il reste que, dans 30 % des cas, l’extraction est indiquée chez les adolescents (beaucoup plus rarement chez les adultes) mais, une fois encore, dans des situations bien établies.

 

Dans ces 30 % de cas, il faut donc extraire ?

Oui. Ne pas extraire lorsque l’indication existe, c’est s’exposer à des risques accrus, que je développerai lors de mon intervention : les déhiscences osseuses et les récessions gingivales retrouvées au niveau des incisives surtout face à un biotype gingival fin et, enfin, l’instabilité du résultat, associé à un risque de récidive.

On voit par là qu’il ne s’agit pas d’extraire par conviction ou par croyance.

 

Dans ce cas, pourquoi ce débat a-t-il encore cours ?

Les orthodontistes ont un travail de pédagogie à produire afin qu’un dialogue serein s’engage.

Ce sera l’un des fils rouges de ma conférence : partager les outils d’évaluation et de décision en interdisciplinarité.

Pour ce faire, je vais proposer une intervention très clinique au cours de laquelle j’exposerai, bien sûr, les indications de l’extraction.

Et lorsque cette indication existe, je poserai la question du site d’extraction le plus propice, en fonction des cas, entre la dent de sagesse, la première et la deuxième prémolaire.

Je préciserai les critères de choix et j’exposerai pourquoi, lorsque le choix existe – et même si le traitement orthodontique sera alors plus délicat – il faut privilégier l’extraction de la deuxième prémolaire, entre autres, pour d’évidentes raisons esthétiques.

 

interview du Dr Christophe Dunglas, praticien expert en orthodontie 
et conférencier lors de la journée SOP de formation sur la prémolaire du 16 juin prochain.

 

⇒ En savoir plus Journée du 16 juin 2022 sur « La première prémolaire : dent stratégique ou sacrifiée ? »

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