« Conserver les dents doit être le fil directeur thérapeutique » avec Serge Armand, conférencier le 17 juin

« Conserver les dents doit être le fil directeur thérapeutique » avec Serge Armand, conférencier le 17 juin

Publié le jeudi 15 avril 2021

Serge Armand

 

 

 Entretien 
 avec Serge Armand*,
 conférencier lors de la Journée de formation :
 « Un Plan sans Implant »
 jeudi 17 juin 2021
  
 

   



« Conserver les dents doit être le fil directeur thérapeutique »

 

Vous êtes PU-PH, vous enseignez l’implantologie, discipline dans laquelle vous êtes une référence. Votre conférence sera consacrée aux raisons et aux moyens de « retarder l’échéance des implants ».
Allez-vous plaider contre l’implantologie ?

Non, bien sûr. Il s’agira de repréciser quelle est la place réelle de l’implantologie dans notre arsenal thérapeutique.
Que se passe-t-il actuellement ?
Nous assistons à une dérive de la discipline avec un mouvement de « titanisation » tous azimuts qui s’affranchit du gradient thérapeutique avec des conséquences souvent désastreuses.
L’implantologie est une discipline extraordinaire, elle bouleverse les schémas thérapeutiques en permettant de restituer la fonction et l’esthétique là où, voilà encore dix ans, nous considérions que cela n’était pas possible.

L'implant, ça n'est pas automatique !
réponse le 17 juin

Mais dans le même temps, les dérives dont je parle ternissent cette discipline car ses indications sont parfaitement définies et les protocoles qui s’y rattachent parfaitement codifiés.
Conserver les dents doit être le fil directeur thérapeutique et il faut être parodontologiste lorsqu’on veut faire de l’implantologie.

 

C’est-à-dire ?

Avant toute solution implantaire, la question que le praticien doit se poser est : comment éviter d’en arriver là ?
Car, en effet, autour d’un implant, il y a un patient qui ne consulte pas pour avoir des implants mais pour obtenir un traitement qui puisse assurer la fonction et l’esthétique quel que soit le support choisi, naturel ou implantaire.

Je présenterai au travers de différents cas cliniques les traitements substitutifs dont nous disposons à savoir la chirurgie parodontale, la dentisterie adhésive ou les traitements prothétiques sur dent naturelle.

 

On pourrait interpréter vos propos comme la défense d’un pré carré implantaire réservé à une élite de praticiens...

C’est exactement l’inverse, ouvrir les traitements implantaires au plus grand nombre de praticiens a toujours été l’objectif majeur de l’enseignement que je dispense ; c’est ce qui est réalisé depuis 1995 auprès des étudiants dès la 4e année et au sein du diplôme universitaire d’implantologie dont j’ai la charge sur un cursus de deux années d’enseignement théorique et clinique.

L’implantologie n’est certainement pas réservée à une élite mais elle nécessite une formation sérieuse permettant dans un premier temps la réalisation de cas simples suivis grâce à une courbe d’apprentissage raisonnée d’évoluer vers la résolution de cas plus complexes, le préalable étant de poser les bonnes indications et de préciser les protocoles les plus adaptés. /

 

* biographie de Serge Armand :
Docteur en Sciences Odontologiques
Docteur d’Etat en Odontologie
Professeur des Universités
Praticien hospitalier
Responsable du D.U. d’Implantologie
Faculté de Chirurgie Dentaire de Toulouse

⇒ Journée du 17 juin prochain « Un plan sans implant »
 

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