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2017 – TOME 46 – N° 2

Principales lésions diagnostiquées en omnipratique - Partie 2 – Pages 83-93

Hypertrophie gingivale médicamenteuse

CARACTÉRISTIQUES GÉNÉRALES
Les hypertrophies gingivales (HG) associées à certaines médications sont définies dans la classification des maladies parodontales (Armitage, 1999) sous l'appellation de maladies gingivales induites par la plaque bactérienne, modifiées par des traitements médicamenteux. Les principaux médicaments associés à l'HG peuvent être divisés en trois catégories : les inhibiteurs calciques, les anticonvulsivants et les immunosuppresseurs (notamment la ciclosporine A).
La ciclosporine A, seule ou associée à d'autres molécules, est devenue la prescription de première intention après transplantation cardiaque, rénale ou d'autres organes. Son action immunosuppressive permet de garantir la survie des allogreffes. Les inhibiteurs calciques (nifédipine, diltiazem, verapamil) agissent principalement aux niveaux cardiaque et vasculaire ; ils sont prescrits en cas d'hypertension artérielle ou pour leurs propriétés antiarythmiques, antiangoreuses et vasodilatatrices.

Enfin, des cas d'hypertrophie gingivale ont été également rapportés avec l'administration d'anticonvulsivants (antiépileptiques) tels que la phénytoïne et l'acide valproïque.

Les caractéristiques cliniques, histologiques et étiopathogéniques de l'HG sont très semblables pour toutes ces molécules (Camargo et coll., 2001 ; Academy Report, 2004).
Auteur(s) : C. ANDRIEUX, P. BIDAULT
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Société
Odontologique
de Paris

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