Prothèse conjointe
Peut on encore pratiquer aujourd'hui la technique de la bague de cuivre ou est - elle obsolèe ?
Et si oui, quelles sont les précautions pour bien le faire et ne pas être iatrogène pour le parodonte ?
Réponse du comité éditorial de la SOP
La bague de cuivre est obsolète pour prendre des empreintes de prothèse conjointe.
Il y a d'abord le trauma gingival qu'elle entraine malgré toutes les précautions, et le meilleur ajustage possible.
Ensuite la technique oblige à passer par des étapes de laboratoire supplémentaires, comme la galvanisation, le repositionnement des dies etc.. Chaque étape étant potentiellement une source d'erreur, moins il y a d'étapes dans le traitement d'une empreinte, mieux c'est.
Les nouvelles techniques d'ouverture du sulcus sans traumatisme, permettent aujourd'hui de prendre une empreinte extrêmement précise des zones sous-gingivales en un seul temps sans se compliquer la vie.
Prothèse conjointe
Pouvez-vous donner une définition de ces 2 types d'inlays ou leur dénomination moins française ?
Réponse du comité éditorial de la SOP
L'inlay-core est un terme anglo-saxon.
Un inlay-core est une reconstitution coronaire coulée avec tenon radiculaire destiné à la stabilisation. L'inlay-core est destiné à servir d'infrastructure à une couronne prothétique qui vient le coiffer.
Lorsqu'on est en présence d'une dent pluridaculée et que l'on a des racines divergeantes, et que l'on veut stabiliser l'inlay core avec au moins deux racines, on peut être amené à verrouiller l'inlay-core par une clavette. Cette situation est en général réservée aux dents ou il ne reste aucun autre moyen de rétention.
Prothèse conjointe
Quel matériel utiliser pour desceller un bridge de grande étendue (6 éléments minimum avec 4 piliers minimum) ?
Réponse du comité éditorial de la SOP
Un bridge, même de petite étendue ne peut jamais être descellé en une pièce intacte en toute sécurité : il y a toujours un risque de fracture des dents supports.
Toutefois certains instruments semblent travailler avec plus de douceur :
- Les systèmes automatiques à brancher sur micro-moteur électrique comme le Safe Relax d'Anthogyr. Il faut compter 2500 FF pour le système complet avec les câbles ou 2000 FF avec des crochets. Il génère jusqu'à 20 chocs/seconde.
- Les systèmes automatiques à brancher sur raccord turbine comme l'Easy Pneumatic Crown & Bridge Remover. Compter environ 3200 FF.
- Enfin le pistolet à air comprimé Coronoflex 2005 de KAVO procure selon son fabricant un descellement en douceur avec 70% de douleurs en moins. Nous ne l'avons pas encore testé. Compter environ 15000 FF.
Il n'en reste pas moins que la découpe de chaque élément est le moyen le plus sûr de ne pas abimer les pilers sous-jacents. Ce qui implique de refaire le bridge.
Prothèse conjointe
Le rescellement d'une couronne (tombée) est-il un acte hors nomenclature ?
Réponse du comité éditorial de la SOP
A notre connaissance cet acte n'est pas listé dans la nomenclature.
On peut donc penser à bon droit que c'est un acte hors nomenclature.
Mais pour tout acte hors nomenclature nous rappelons l'obligation du devis, gage du consentement éclairé du patient.
Prothèse conjointe
Quelles sont les moyens ou les produits efficaces pour réparer une fracture de céramique en bouche avec et sans atteinte du métal, en occlusal et vestibulaire.Quelles sont les chances de succès ?
Réponse du comité éditorial de la SOP
Les meilleurs résultats sont obtenus s'il n'y pas eu atteinte du métal .
Auquel cas il faut :
- nettoyer la céramique par un mordançage à l'acide fluorhydrique pendant 2 minutes. Attention ce produit est extrêmement dangereux, et il faut impérativement le manipuler avec de très grandes précautions tant pour le praticien que pour le patient.
La réparation se fait ensuite par application de composite en suivant le protocole habituel après application d'un agent de couplage.
1 - Silane (couplage chimique entre la céramique et le composite)
2 - Adhésif
3 - Composite
Si la fracture est en occlusal. C'est en général du à une trop faible épaisseur de céramique, la réparation sera donc toute aussi aléatoire.
S'il y a eu atteinte du métal. Il se pose le problème de la rétention. On doit en faire avec une microsableuse ou une très petite fraise.
Ensuite on revient au protocole de pose d'un composite ( résine de liaison, composite). Quoi qu'il en soit les résultats sont très aléatoires en dépit de ce promettent les fabricants dans leurs kits de réparation.
Il est évident que la meilleure solution à long terme reste le démontage de la pièce prothétique en cause, et son remplacement pur et simple, après correction de tous les éléments structurels qui peuvent causer une fracture de la céramique (trop faible épaisseur etc..). La réparation de céramique en bouche ne peut être considérée que comme une solution provisoire.
Prothèse conjointe
La pose d'implants est elle contre indiquée de manière absolue chez une personne séropositive (HIV+)?
La séropositivité peut elle être la cause d'un échec de l'ostéointégration?
Réponse du comité éditorial de la SOP
La séropositivité n'est pas une contre indication absolue, mais relative. C'est à dire qu'en périod de surinfection, il faut différer cet acte qui n'est jamais urgent.
Si le patient est stabilisé, il n'y a pas de problème particulier.
Prothèse conjointe
Suite à une chute, un patient de 12 ans s'est fracturé l'os maxillaire en regard du secteur incisif maxillaire accompagné de l'expulsion et fracture de la 11 qui n'a pu être replacée. je voudrais savoir à partir de quelle âge ou quelles conditions peut on envisager la pose d'un implant dentaire pour ce jeune patient?
Réponse du comité éditorial de la SOP
L'age d'implantation chez le patient jeune dépend de la fin de la croissance qu'il est impératif d'atteindre avant d'envisager une implantation, surtout dans le secteur antérieur.
Les avis divergent quelque peu sur la meilleure façon de connaître cette fin de croissance. On peut retenir ceci:
1- Il faut que les parents suivent la croissance en stature de l'enfant.
Lorsque l'enfant ne grandit plus, l'implantation est envisageable.
2- Il faut confirmer par une radiographie de la main et du poignet gauche (gauche par convention !) afin de vérifier la minéralisation osseuse totale et la soudure des épiphyses. Lorsque les os du carpe et du métacarpe sont totalement minéralisés, il est possible d'implanter.
Prothèse conjointe
Facteurs de croissance plaquettaires en implantologie orale :
- Cette technique thérapeutique est-elle validée de nos jours?
- peut-on l'utiliser sans conséquence médico-légale ?
Réponse du comité éditorial de la SOP
La technique dite PRF de prélèvement autogène sanguin de facteurs de croissance plaquettaires, utilisée en implantologie pour stimuler la croissance osseuse, est encore confidentielle, même si elle est promise à un bel avenir.
Sur le plan médico-légal, cette technique se heurte aux limites de compétences des chirurgiens-dentistes en France qui ne sont pas habilités à faire à faire des prélèvements sanguins.
Prothèse conjointe
Pourquoi doit-on solidariser les transferts d'empreinte avec de la résine, lorsqu'il s'agit de plusieurs implants.
Réponse du comité éditorial de la SOP
On solidarise les transferts, pour réduire le risque de mouvements de ceux-ci lors de la désinsertion de l'empreinte.
Toutefois, nous préférons une technique d'empreinte utilisant une solidarisation avec du plâtre, qu'avec de la résine dont les variations dimensionnelles lors de la polymérisation peuvent être importantes, pouvant provoquer les mouvement que l'on veut justement éviter.
Si l'on maîtrise bien cette technique, il est possible ainsi de faire de grandes reconstitutions prothétiques avec inlays-cores et couronnes réalisées sans sur-empreinte, car la précision est très élevée.
Prothèse conjointe
Un implant s'est echappé dans le sinus 3 mois aprés sa pose(effectuée avec un expanseur vertical punché au marteau).
L'echec s'est accompagné d'une, (ou a eté provoqué par une) infection, reduite par les antibiotiques + un nettoyage mecanique du sinus.Cependant, il m'a été impossible, avec l'instrumentetion dont je dispose, d'extraire l'implant qui fuyait plus loin à chaque manoeuvre.
Dois-je demander à un ORL de l'extirper, ou bien puis- je attendre et le laisser dans le sinus s'il ne provoque pas de récidive d'infection ?
Réponse du comité éditorial de la SOP
Chaque fois qu'un corps étranger se trouve dans le corps humain, sans qu'il se trouve volontairement à cet endroit, il doit-être dans la mesure du possible, éliminé.
Si vous n'avez pas la possibilité de le faire vous-même, passez la main à un spécialiste.