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MACSF 2010

Le piercing : un véritable fléau

30/06/2008 – RÉGLEMENTATION

LE DROIT DU PRATICIEN en partenariat avec la MACSF 

La pratique du piercing est devenue un véritable phénomène de mode chez les jeunes âgés de 16 à 25 ans et a tendance à se développer de plus en plus depuis une dizaine d'années.

Cette situation a conduit à la multiplication d'un certain nombre d'officines, tenus par des "non médecins" dont les usages étaient parfois contraires aux principes de salubrité publique.


Sommaire

Il faut savoir que la pratique du piercing n'est pas dénuée de risque, ce qu'ignore la plupart des patients qui n'ont pas conscience des complications dont ils peuvent être victimes. Parmi celles-ci, on peut distinguer les complications infectieuses suivantes: hépatites, tétanos, contamination au VIH, staphylocoque doré mais également les pathologies dentaires spécifiques telles que les fêlures, les fractures dentaires, les récessions gingivales , les oedèmes, les hémorragies… 
Les chirurgiens dentistes qui reçoivent des patients, porteurs d'un piercing labial, dans le cadre d'une consultation de soins ou à l'occasion d'un traitement prothétique, doivent être vigilants. Ils doivent en effet leur faire prendre conscience des complications potentielles liées aux piercing mais également les inciter à soigner plus particulièrement leur hygiène buccale. 

La règlementation

La multiplication de ces pratiques, dont les usages n'étaient pas toujours en conformité avec les principes élémentaires de salubrité, constituait un véritable problème de santé publique. Jusqu'à présent, la pratique du piercing comme celle du tatouage ne faisait l'objet d'aucun cadre réglementaire. Mais le décret N° 2008-149 (cf ci-dessous) est venu combler ce vide juridique en fixant des conditions d'hygiène pour les locaux, les équipements et le matériel utilisé mais également des obligations en matière d'information des consommateurs. Ce décret fixe donc un cadre sanitaire général pour les activités de tatouage et de piercing. Ainsi, le consentement écrit du titulaire de l'autorité parentale ou du tuteur légal sera désormais exigé pour tout mineur souhaitant faire l'objet d'un piercing. 
Depuis l'adoption de ce décret, les praticiens voient donc renforcer leur rôle de prévention et d'information vis-à-vis de leurs patients. 


Le décret

Le décret n°2008-149 du 19 février 2008 fixe les conditions d’hygiène et de salubrité relatives aux pratiques du tatouage avec effraction cutanée et du perçage, modifiant le code de la santé publique.

> lien vers le Décret n°2008-149 (Pdf – 63.4Ko)

 Catherine BLANCJuriste, groupe MACSF. 


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