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J´aime la SOP

Patrick Dr Missika Patrick 2 (Président d'honneur)

01/11/2002

J'aime la SOP...

Bien sûr, en raison de la sincère amitié qui unit depuis de longues années les membres du Conseil d´Administration et pour l´enthousiasme qui y règne.


Mais surtout parce que la SOP est un exemple incroyable de démocratie.


Tout projet y est discuté, analysé, défendu ou pourfendu, et enfin mis aux voix selon un procédé de démocratie qui a tendance à disparaître.

Or depuis que la SOP a pris une position ferme de défense de la profession, on entend des critiques insinuant en particulier que nous serions en train de devenir un syndicat !


Je tiens donc à rassurer les inquiets sur ce projet inavoué, ils sont très mal informés !!


Ils donnent l´impression que l´on empièterait sur leur territoire ! Comme s´il existait des zones d´intervention réservées lorsque la profession est en danger.


La SOP reste une Société Scientifique. Ce qui ne doit pas l´empêcher de faire entendre sa voix pour dénoncer la distorsion de plus en plus flagrante entre les soins prodigués « selon les données acquises de la science médicale » qui s´imposent à nous sur le plan médico-légal, et les soins qui peuvent être pratiqués par les praticiens conventionnés qui respectent la Nomenclature d´une part, et les contraintes de plus en plus fortes, liées aux règles actuelles d´hygiène et d´asepsie, d´autre part.


Or que constate-t-on ? Que les années passent et que seules les contraintes réglementaires s´accroissent. On a bien assisté à une modification « majeure » de la Nomenclature avec la cotation de l´inlay-core ; ce n´était sûrement pas la première priorité et cette avancée a été sévèrement critiquée sur le plan scientifique, en particulier par la SOP.


Cela permet malgré tout à deux syndicats de s´invectiver sévèrement par articles de presse interposés, en éclaboussant au passage ceux de leurs confrères qui, ne partageant pas leur point de vue, n´ont forcément rien compris au problème.


Je reviens sur mon propos concernant la démocratie car il apparaît aujourd´hui insupportable à une majorité de praticiens qu´un syndicat « dit représentatif » puisse engager toute une profession dans la signature d´une nouvelle convention.


Les choses seraient peut-être plus normales ou plus morales si cette signature était soumise au vote de l´ensemble des praticiens exerçant en France.


On reviendrait ainsi à une pratique démocratique bien décrite depuis la Grèce antique.


Par ailleurs, un accord qui recueillerait au moins l´aval de la majorité des praticiens serait appliqué sans réticence, et permettrait certainement une amélioration de la qualité des soins délivrés aux patients, ce qui reste en définitive l´essentiel.
En tout cas pour une Société Scientifique.

Société
Odontologique
de Paris

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