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Croix-Rouge Haiti 2010
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Informer sans déformer ?

Dr Philippe Milcent 5

11/12/2009

La communication et, pour ce qui concerne la SOP, la transmission de la connaissance relèvent d’un art difficile et complexe. Chacun interprète une démonstration, une phrase, un mot de manière différente. Ajoutons à cela que notre attention s’effrite au bout de 20 minutes.

Les spécialistes de la communication parlent même de 30 % d’informations retenues seulement. Bref, nous ne retenons pas tout et, qui plus est, nous interprétons l’information.

Procédons à un test. Le postulat est le suivant : si l’ampoule bleue est allumée, toutes les autres ampoules sont éteintes, sauf la rouge.

1. L’ampoule jaune est allumée, l’ampoule bleue est-elle allumée ?

o oui o non o on ne peut pas décider 

2. L’ampoule rouge est allumée, l’ampoule bleue est-elle éteinte ?

o oui o non o on ne peut pas décider

3. L’ampoule bleue et l’ampoule rouge sont éteintes, l’ampoule jaune est-elle allumée ?

o oui o non o on ne peut pas décider

4. L’ampoule bleue et l’ampoule rouge sont allumées, l’ampoule mauve est-elle allumée ?

o oui o non o on ne peut pas décider

Si l’on réalisait ce test lors d’une Journée de la SOP, quatre ou cinq groupes correspondant à des réponses différentes se constitueraient, mais sans que l’un d’eux puisse démontrer la justesse de son raisonnement par rapport à celui des autres. Alors, comment pallier ces difficultés liées à l’interprétation et à la conviction que sa propre interprétation est la bonne ? La multiplicité et la diversité des formes et des sources d’information corrigent cette défaillance. Et c’est précisément ce que réalise la SOP.

Il y a le cœur du métier : les conférences avec les interventions des conférenciers et les images (photos cliniques, schémas, tableaux, etc.) ou encore, comme le propose la prochaine Journée de janvier, des images cliniques en direct comme si chacun de nous était dans le cabinet, à côté du praticien. Ajoutons à cela la pratique avec l’organisation des TP de la SOP car « faire » est toujours plus pédagogique que « voir et entendre ».

L’originalité de la SOP est de compléter ce dispositif par d’autres outils, au premier rang desquels le JSOP avec ses comptes rendus des Journées. La ROS enrichit par ailleurs notre connaissance par des articles scientifiques. Autre média, l’Internet. Les conférences seront bientôt accessibles sur www.sop.asso.fr, pour ceux qui n’auront pas pu se déplacer. Mais là aussi, ce support servira certainement plus efficacement à ceux qui auront pu assister aux conférences et qui pourront ainsi revoir à leur rythme et selon leur choix tout ou partie de la journée. L’interactivité que permet l’outil Internet est pleinement exploitée puisque les praticiens auront la possibilité de poser des questions aussi bien d’ordre général que cliniques avec l’envoi, pourquoi pas, de photos cliniques et de radiographies.

La SOP s’efforce de remplir sa mission par l’addition et la complémentarité des différentes formes de communication. Parce que délivrer des informations ne suffit pas : il faut s’assurer qu’elles soient bien interprétées et correctement appliquées.

 

Philippe Milcent

Société
Odontologique
de Paris

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