MACSF 2010
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Edito du 01/12/2001

Philippe Safar, Meyer Fitoussi <br> et les 18 membres du Conseil d´Administration de la SOP

01/12/2001

«La question centrale est celle du champ de l´opposabilité (...). L´inadéquation de ce concept conduit à lui préférer les notions de tarifs plafonds et de tarifs de référence.»
«(...) mettre d´emblée en place des honoraires de référence pour la quasi totalité des actes... (cela) permettrait d´atteindre immédiatement l´objectif central visé, à savoir un catalogue financier à peu près exhaustif des actes.»
(Extrait du Rapport Yahiel)




Qu´en termes délicats, ces choses-là sont dites !


Il convient de mesurer avec cet extrait du Rapport sur les «Lignes directrices pour une Réforme Dentaire», que notre exercice professionnel est en très grand péril. Sans réaction, nous n´échapperons pas, au nom d´une régulation purement comptable, à un inexorable appauvrissement des moyens à notre disposition pour soigner les patients. Et ce, en raison d´une accentuation de la distorsion entre le niveau d´exigence requis et les possibilités de traitement que nous pourrons offrir sans mettre en péril l´activité des cabinets.


La situation devient grave.


La SOP refuse de la subir et vous engage à réagir avec elle le 31 janvier 2002, à la Salle PLEYEL à Paris.


Que peut apporter la SOP ?


La SOP engage sa notoriété pour montrer que l´équilibre des recettes et des dépenses, c´est important, mais qu´il est encore plus important d´avoir un système efficient qui encourage à faire le maximum pour les traitements des malades. C´est notre devoir.


Si cet objectif est atteint, alors il faudra veiller à l´équilibre des dépenses. Mais c´est d´abord à la recherche de la qualité qu´il faut s´atteler et pas sous la contrainte. La SOP, depuis de longues années déjà, y contribue.


Mais peut-être, au plan politique, ceux qui décident, n´ont pas intérêt à clarifier les deux termes du débat : améliorer la qualité et contrôler la croissance des dépenses.


Il est un fait aussi que notre isolement et notre individualisme nous rendent totalement vulnérables. Ce serait bévue de croire aujourd´hui, encore moins demain, que chacun de nous pourra compenser en travaillant plus ou sera plus malin que les autres pour s´adapter au système qui tend à s´imposer. Nous sommes tous concernés. Nos patients pâtiront de nos carences si nous ne les éclairons pas.


Nous souhaitons que nos gouvernants et certains relais de la profession cessent de laisser à croire que ce pays peut s´offrir une santé dentaire de qualité à un prix de supermarché. Il convient d´envisager une politique de santé qui intègre le juste prix des traitements.


Nous souhaitons enfin apporter la preuve qu´il n´est plus temps de faire semblant de se concerter au sein de la profession. Nous sommes trop peu nombreux, au regard de l´échiquier politique, pour nous offrir le privilège de luttes fratricides. C´est le chemin de l´unité professionnelle qu´il faut retrouver.


Qu´on nous comprenne bien ; il ne s´agit pas pour nous d´une démarche corporatiste, et passéiste, il s´agit de réagir à une atteinte à la liberté de choix des patients, à une dégradation programmée de la qualité des traitements.


Courage !


Nous nous devons d´être nombreux Salle Pleyel, le 31 janvier 2002, pour l´affirmer, et proposer une alternative audacieuse plus à même de nous mobiliser.


Société
Odontologique
de Paris

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