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Edito du 01/09/2002

Meyer Fitoussi (président de la SOP)

01/09/2002

Après l´intermède des vacances estivales, nous voilà au seuil d´une nouvelle année de labeur.


Nous espérons que ces vacances furent excellentes pour tous, libres de toute contrainte pour prendre les bonnes décisions.



Nous voilà aussi tout près de notre prochain grand rendez-vous SOP « Le secteur antérieur : en implantologie, en parodontie, en orthodontie, en prothèse fixée » le 17 octobre 2002 au Sofitel Paris Forum Rive Gauche. Nous vous y attendons nombreux.



Le semestre qui s´est achevé a été pour nous SOP, très rude mais bien rempli : tant sur le plan de l´organisation de la formation continue que sur le plan de la politique professionnelle.



Nous l´avons dit en d´autres termes : nous avons la conviction que la Journée du 31 janvier dernier à Pleyel a porté ses fruits. Elle a eu un réel impact sur l´action syndicale professionnelle : elle l´a réactivée. C´est notre grande fierté.



Néanmoins, certains se sont employés à défendre leur pré carré à un moment où des négociations s´engageaient. Tant et si bien qu´il convient de s´interroger sur les véritables enjeux des débats, masqués par une affligeante inflation d´invectives et d´agressivité exprimée en termes choisis dans les différentes tribunes. Grâce au ciel, la SOP n´était pas ces jours-là prise pour cible.



Faut-il se réjouir ou s´alarmer de voir chez nos confrères médecins, les syndicats, dépassés dans leurs revendications par des « coordinations » spontanées qu´ils ne maîtrisent plus et qui surtout ne désarment pas, une fois les 20 euros obtenus pour le C.



Ces coordinations constatent, comme nous l´avons fait, qu´il ne faut pas compter sur les mutuelles ou les caisses de Sécurité Sociale pour défendre la qualité des soins, car elles n´ont pas compétence à l´apprécier.



Nous avons, nous seuls praticiens, la responsabilité de la faire valoir.



Si les syndicats professionnels, dans le dialogue social et la négociation collective, s´arc-boutent encore sur la seule revalorisation des soins à
3 euros 6 sous, nous pensons ferme qu´ils campent dans l´impasse.



Dans la société civile, même les syndicats ouvriers s´inquiètent du problème de leur représentativité. La décrue généralisée des effectifs syndicaux et les taux records d´abstentions lors des récents scrutins (pour les élections prud´homales, législatives, ...) indiquent que l´audience et la représentativité posent problème aux organisations.



Dès lors la question de leur crédit prend tout son sel.



Ces quelques réflexions devraient inciter les syndicats de la profession dentaire à méditer et à s´entendre : un dialogue devrait voir le jour pour définir un accord majoritaire ; c´est aussi la meilleure manière d´affirmer la légitimité d´un accord passé, car il y a le feu au lac !

Société
Odontologique
de Paris

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