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Edito du 01/05/2002

Joel Dr DUBREUIL Joel (Secrétaire général)

01/05/2002

Lors d´un déjeuner officiel, dans le cadre du dernier congrès de l´Association Dentaire Française, un responsable syndical tentait de nous expliquer que les soins étaient honorés à leur juste valeur. Il avançait pour preuve les déclarations d´impôt pour l´année 2000, les fameuses 2035 de nos confrères ! Et, « Votre » argumentaire SOP développé depuis 1998, disait-il, ne concerne qu´une dentisterie de luxe...


Mais que sont des soins de luxe ? Un environnement peut être de luxe, mais un traitement endodontique ? Il n´est que l´aboutissement d´un protocole opératoire précis, rigoureux, parfaitement codifié.


Depuis longtemps, la SOP, lors des séminaires ou des travaux pratiques, s´en est largement fait l´écho et a « vulgarisé » les bonnes pratiques. Le traitement d´un canal est bien ou mal conduit. Le canal est correctement ou insuffisamment obturé. Il n´existe pas ou il ne doit pas exister de compromis d´origine économique.


Voilà maintenant six ans que la SOP alarme et se bat pour éviter ce risque de dérive de certains.
Il semble que le Conseil de l´Ordre National en soit conscient. Nous en voulons pour preuve le dernier éditorial paru.


Et pour aller dans le même sens, il semble que les syndicalistes opposés à l´action de la SOP se rangent aujourd´hui aux avis exprimés lors du 31 janvier à Pleyel, et se convertissent sans sourciller aux analyses de la SOP.


Nous pensons qu´il n´y a ni hasard, ni coïncidence heureuse dans les évolutions mais seulement l´impact de la journée du 31 janvier 2002. La SOP, par sa structure bénévole, par ses moyens de communication (JSOP et site internet) et par les conférences qui favorisent systématiquement le dialogue avec les auditeurs est une parfaite « caisse de résonance » des attentes des omnipraticiens. Beaucoup l´ont compris, et s´en servent. C´était notre souhait.


Il est sûrement venu le temps de « l´union sacrée ». Chacun jouera son rôle : le Conseil National de l´Ordre garantissant l´éthique professionnelle sans pour autant nier l´économique, les Sociétés Scientifiques assurant la formation continue, la diffusion des données acquises de la science. Quant aux syndicats, forts de ces soutiens, ils pourront agir, après évaluation des coûts réels, en négociateurs, avertis des besoins de la profession.


Nous souhaitons ardemment nous asseoir tous autour d´une même table. C´est la seule façon de réfléchir unis dans l´adversité.

Société
Odontologique
de Paris

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