Jeudi 18 octobre 2012
L'odontologie gériatrique27/01/2012 au 16/06/2012
Cycle long en Parodontologie13/09/2012 au 14/09/2012
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Objectif 800 points. Tel est désormais le credo du chirurgien-dentiste dans le choix de sa formation continue. Ce nombre de points à atteindre en cinq ans, avec une capitalisation annuelle minimale de cent cinquante points et une maximale de deux cents points, est maintenant officiel. Il ne pourra être obtenu que par des formations accréditées CNFCO, selon un barème précis. La SOP se félicite de la mise en place d'une telle mesure, elle qui n'a pas attendu l'obligation légale de se former pour essayer de donner envie aux chirurgiens-dentistes de le faire.
Car apprendre doit rester un plaisir, apprendre doit venir d'une envie. Peu importe le nombre de points, il ne doit pas guider le choix de sa formation continue. Apprendre est un jeu, et non une contrainte. Et comme dans tous les jeux, le gagnant est celui qui gagne le nombre maximum de points, sans limitation. C'est ce qu'ont compris depuis longtemps les praticiens qui fréquentent régulièrement les salles de conférence, sans avoir jamais ressenti de contrainte. Ceux-là ne se sont jamais arrêtés à une quelconque accumulation de points, et dépassent déjà largement les plafonds d'une addition pointilleuse.
Pour les autres, représentant, hélas une grande partie de la profession, la formation peut s'être arrêtée aux portes de la faculté avec l'obtention du diplôme de Docteur en Chirurgie-Dentaire. Caricature ? Nous n'en sommes pas sûrs. Combien de fois n'avons-nous pas entendu que la formation continue, avant de devenir obligatoire, ne concernait qu'un petit quart des praticiens, toujours les mêmes. C'est même le prétexte à l'origine de la mise en place de formation continue conventionnelle. Combien de fois n'avons-nous entendu parler de formation "autodidacte", limitée à la lecture en diagonale de quelques articles piochés chez un confrère abonné lui à moult revues scientifiques. Ne croyez pas, c'est du vécu. Et c'est ce qui justifie aujourd'hui le dispositif obligatoire.
Obligatoire ! Le mot est lâché. Oui désormais cette formation est obligatoire, avec ce que ce mot peut représenter de contraignant. Mais est-ce vraiment une contrainte ? Apprendre. Apprendre à bien faire, apprendre à mieux faire, apprendre à faire autrement est-ce une gêne ? Apprendre à être plus efficace, plus pointu, est-ce une servitude ? Apprendre pour le simple plaisir d'apprendre, est-ce une coercition ? Nous disons haut et fort à tous les confrères qui ressentent cela comme une nouvelle contrainte, que ce n'en est pas une. Se former est un plaisir sans cesse renouvelé. Plaisir intense que de jeter aux oubliettes des techniques dépassées pour en intégrer de nouvelles, nonobstant le service rendu au patient. Plaisir incomparable que celui d'améliorer son cadre de travail. Plaisir unique que celui d'augmenter ses connaissances.
Ce plaisir, méfiez-vous, la SOP fera tout pour qu'il ne soit pas réservé à ce que certains ont jusque là appelé l'élite de la profession. Mais qu'il devienne un besoin addictif pour tous. Sans compter.