Jeudi 18 octobre 2012
L'odontologie gériatrique27/01/2012 au 16/06/2012
Cycle long en Parodontologie13/09/2012 au 14/09/2012
Accédez à l'implantologie par la pratiqueIl nous faut revenir sur le dernier éditorial paru dans le JSOP numéro 3.
Cet éditorial a soulevé de très vives polémiques certes, pour et contre la prise de position de la SOP. Mais il a contribué à une réflexion de nombreux confrères et les a incités à s´interroger.
Que soient ici remerciés tous ceux qui ont pris la peine de se manifester pour témoigner, pour nous congratuler, pour nous écrire, pour nous téléphoner, et pour reconnaître à la SOP une autorité, même si certains n´épousaient pas notre point de vue. Leur réaction, nous devons le signaler, a toujours été empreinte d´une sympathique confraternité.
Nous souhaitons, pour clarifier encore plus notre propos d´il y a peu, redire qu´être gratifié d´une extension de la nomenclature avec un inlay-core coté SPR 57 ou 67 ne nous apparaît pas comme une fin en soi ni, comme une pause sur le chemin qui mène à une destination satisfaisante.
Quatre raisons fondent notre argumentation.
La première raison tient au fait que la décision ministérielle parue au J.O. le 23 janvier 2001 s´inspire d´une stratégie prothético-consciente qui n´a que trop longtemps prévalu. C´est-à-dire que nous nous situons toujours dans une stratégie qui vise, pour conserver l´organe dentaire, à encourager la réalisation d´éléments prothétiques. Or l´allongement de la durée de vie de chacun d´entre nous, contraint les praticiens à être prévento-conscients, c´est-à-dire à envisager de maintenir le plus longtemps possible l´organe dentaire dans sa plus totale intégrité. Donc il convient aujourd´hui de tout mettre en oeuvre pour que les décideurs prennent prioritairement en compte cette nécessité et la favorisent.
Ceci devrait se traduire - et c´est là notre seconde raison -, par une valorisation significative des soins conservateurs et d´endodontie.
Une troisième raison nous incite à dénoncer cette décision ministérielle ; elle s´inscrit plus précisément dans le cadre scientifique qui est le nôtre. La question se pose de savoir s´il vaut mieux une bonne endodontie ou un bon inlay-core. Bien-sûr, les deux mais l´un vient avant l´autre dans l´ordre des séquences de soins, c´est donc l´endodontie qu´il faut privilégier.
Enfin une dernière raison nous détermine. Les données acquises de la science nous incitent chaque fois que nous le pouvons à réaliser des restaurations foulées plutôt que coulées (type inlay-core), pour des raisons d´économie tissulaire autant que mécaniques. La nouvelle nomenclature nous convie à faire le contraire.
Pour toutes ces raisons la SOP réagit brutalement à l´annonce de cette décision ministérielle récente. Mais nous le redisons avec force, nous ne sommes pas des syndicalistes. Ce pour quoi nous nous battons, réside dans notre volonté de faire que le débat prenne la bonne direction dans l´intérêt de la Santé Publique. D´autant qu´une bouffée d´oxygène ne suffit pas à un asphyxié, ... tout comme une hirondlle ne fait pas le printemps...