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Table rase ?

Marc Roché (président de la SOP)

01/09/2017

« La SOP se veut le lieu
de la consolidation
et de l'actualisation
des savoirs de
l'omnipraticien. »

AU DÉBUT DE L’ÉTÉ, et quoiqu’étant traversée par des sentiments mitigés, la profession a accueilli favorablement le report d’un an de l’application du règlement arbitral accordé à nos syndicats par la ministre de la Santé, Mme Agnès Buzyn.

Un certain soulagement ne suffisait pas à lever l’ombre des inquiétudes qu’un simple report de ce reniement de la Convention projette encore et toujours sur l’avenir de nos conditions d’exercice…

En cette rentrée et à l’occasion de son cinquantenaire, la journée scientifique de la SOP du 12 octobre prochain aura également pour thème l’avenir ; plus exactement l’avenir de notre métier considéré sous l’angle des progrès des connaissances et des techniques.

Pour cela, il a été demandé, à partir de leur expérience clinique, à 12 praticiens faisant autorité chacun dans sa spécialité de se livrer au difficile exercice de formuler un « message clé pour les cinquante ans à venir »  ou, plus sérieusement, pour le futur.

 

INÉVITABLEMENT, au regard du cadre d’exercice qui nous est promis, ces messages clés traceront l’écart croissant entre, d’une part, les réalités de nos exercices confrontés tant à l’accélération technologique qu’à un environnement réglementaire de plus en plus coercitif et, d’autre part, la vision technocratique d’une médecine administrée.

A n’en pas douter là encore, comme l’explique Danièle Linhart dans ce numéro du JSOP, c’est notre métier et notre « professionnalité » qui, de toutes parts, sont mis en question ou attaqués, au point que cet environnement instable (nous avons si souvent, nous-mêmes, employé l’image de révolution !) conduit à faire douter certains de leur compétence et d’autres, au contraire, à résister au changement.

Dans un tel contexte, la SOP se veut le lieu de la consolidation et de l’actualisation des savoirs de l’omnipraticien plus que celui d’une marche forcée vers le futur faisant du passé table rase !

Lieu d’ouverture et de partage, elle défend notre métier et notre « professionnalité » comme elle l’a toujours fait, dans une forme d’accompagnement. Encore une fois, ce n’est certainement pas à la SOP que l’on pourra reprocher une vision courtermiste.

 

AINSI, RAPPELONS que dès 1998 la SOP fut la première, avec le rapport Aforge-finance, à défendre la revalorisation des soins opposables là où les syndicats se satisfaisaient encore de la non opposabilité prothétique.

Clairvoyance ? Oui, certainement, mais surtout logique : celle du discours de vérité propre à une société scientifique investie dans la formation continue bien avant que d’autres n’investissent le DPC.

Alors, si la SOP n’avait qu’un seul message clé à faire passer le 12 octobre, il s’adresserait aux protagonistes des futures renégociations conventionnelles mais aussi à chacun d’entre nous.

Ayez confiance en l’individu, les mentalités progressent avec la formation continue, et « Laissez le temps au temps ».

 

Marc Roché, président de la SOP

Société
Odontologique
de Paris

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