MACSF 2012 #2
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Rester dans la course

Marc Roché

01/09/2005

L'emblématique PDG de Renault, Carlos GHOSN, avait tenu à soutenir les couleurs de sa marque, du bord du circuit de Magny-Cours, lors du dernier Grand Prix de France automobile de Formule 1.

Pour le directeur d'une entreprise qui construit les voitures de demain, y a-t-il plus beau laboratoire que celui de la Formule 1 pour soumettre aux contraintes les plus extrêmes, les différents matériaux et matériels devant entrer dans leur fabrication ?

Dans notre spécialité, qui est mieux placé qu'un praticien de l'envergure d'un Didier DIETSCHI, de passage récemment à Paris, pour confronter les savoirs les plus actuels au banc d'essai de la clinique ? Enseignant à la faculté de Genève, praticien, chercheur, auteur de plus de 80 publications il est le dernier conférencier à avoir parlé à la tribune de la SOP. ce conférencier de renommée internationale, informé des dernières évolutions techniques, des nouveaux matériaux et ayant eu la possibilité de les expérimenter largement détenait ainsi tous les atouts pour nous convaincre. Il nous a, de surcroît convaincu que, tout comme la compétition automobile a un coût, l'apprentissage d'un nouveau savoir ou d'un nouveau savoir-faire, a fortiori d'excellence, a un coût.

Si dans le cas de formation continue conventionnelle ce sont les Caisses d'Assurance Maladie qui supportent ce coût, quand la formation est assurée par un laboratoire pharmaceutique ou un fournisseur de produits dentaires ce sont eux qui prennent à leur charge le budget des dépenses.

Enfin quand il s'agit de formation continue libre - ou indépendante - c'est le praticien désireux de se former qui engage des dépenses sur ses deniers propres même si pour partie le FIF PL participe.

Et c'est bien cette même question du coût que des journalistes, inquiets du possible retrait de l'écurie Renault de la compétition automobile, ont posée au PDG de la firme au losange à propos de la Formule 1. La réponse de Carlos GHOSN fusa sans ambigüité, comme on pouvait l'attendre de ce polytechnicien de 51 ans connu pour son pragmatisme et son efficacité :

« Ce n'est pas un coût pour une entreprise mais un investissement, dès lors qu'on est en mesure de gagner ! »

Ainsi, en investissant dans la formation des chirurgiens-dentistes, les Caisses d'Assurance Maladie et l'Industrie escomptent, en toute logique, différents bénéfices. Il convient de prendre conscience de cet état de fait.

Les chirurgiens-dentistes seraient ils, alors, les seuls à considérer leur formation uniquement sous l'angle de son coût ?

Seraient ils les seuls à se dispenser d'investir dans leur propre avenir professionnel ?

Enfin seraient-ils les seuls à ne pas réaliser qu'il va de leur intérêt de suivre une formation continue libre ou indépendante ... pour rester dans la course ?

Société
Odontologique
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