Jeudi 18 octobre 2012
L'odontologie gériatrique27/01/2012 au 16/06/2012
Cycle long en Parodontologie13/09/2012 au 14/09/2012
Accédez à l'implantologie par la pratique04/10/2012 au 01/06/2013
Cycle long en Endodontie 2012-201305/10/2012 au 06/10/2012
Journées Gestes d'urgence 2
Comment gérer le flux des patients tout en préservant une qualité des soins conjuguée au plaisir d´exercer dans les meilleures conditions ? La question se pose avec une acuité particulière, notamment au regard des contraintes administratives qui pèsent de plus en plus lourd sur notre activité.
De cette difficulté à maîtriser le temps naît une frustration qui conduit nombre d´entre nous vers des formations en management. Le temps, c´est de l´argent ! Mais qu´enseigne-t-on principalement au praticien dans ces séminaires ? On lui apprend à dire « non » et à adopter une organisation rationnelle de son cabinet. Idées excellentes certes, mais basées sur le postulat que le praticien a l´envie et surtout les moyens d´améliorer sa gestion du temps.
Or, en la matière, ce postulat initial va rarement de soi. Un praticien stressé, mal organisé et incapable de dire « non » se débarrasse d´autant moins aisément de ces « handicaps » qu´ils constituent le socle d´un comportement solidement ancré. Qui peut croire que cette imprégnation va durablement s´évaporer en l´espace d´un séminaire de management ?
Alors, que faire ? Une tentation existe, largement répandue, qui consiste à aller toujours plus vite et à ne plus consacrer aux actes - cliniques ou non - le temps nécessaires. Or, la mise en oeuvre de ces stratégies de gain de temps nous éloigne invariablement du sens de nos actes. Le temps, malheureusement, ne se gagne ni se perd, il s´écoule inexorablement. Quand nous exprimons l´idée que nous manquons de temps, nous formulons en réalité le constat que notre emploi du temps n´a plus de sens. Tel est le paradoxe du temps : plus nous courons après lui, plus il nous fait défaut. In fine, l´accélération des cadences aggrave le mal qu´elle prétend soigner !
Bruno Jarosson écrit : « Pour maîtriser le temps, il faut redonner du sens à nos actes et pour cela, il faut savoir donner de son temps » (1). En donnant du temps pour se former, pour comprendre les souhaits du patient, pour élaborer un plan de traitement raisonné avec lui, on donne du sens au temps de l´action qui va suivre. En se rendant disponible, on améliore sa capacité à anticiper. En sachant anticiper, on évite un certain nombre de problèmes « chronophages » et l´on desserre l´étau des problèmes d´emploi du temps.
(1) Bruno Jarosson. Briser la dictature du temps. Maxima Laurent Du Mesnil 2e Edition. 2004.