Jeudi 18 octobre 2012
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Cycle long en Parodontologie13/09/2012 au 14/09/2012
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Cycle long en Endodontie 2012-201305/10/2012 au 06/10/2012
Journées Gestes d'urgence 2
Cet aphorisme apparaît de façon récurrente dans des articles* dont les auteurs sont toujours animés des meilleures intentions, celles de prévenir certains excès. Mais, est-il bien logique, quand on parle de la profession de chirurgien-dentiste, de considérer l´économie de la santé dans l´unique sens de l´offre vers la demande ?
Dans un comportement consumériste, la consommation est la satisfaction immédiate d´un désir et non d´un besoin. Ainsi besoin et désir sont, non pas une, mais deux demandes distinctes dont la Profession fait l´objet.
Dans le premier cas, aller consulter un «dentiste » est une démarche nécessaire guidée par la raison plus que par le plaisir consumériste. Pour aller se faire soigner, le patient a un certain nombre d´obstacles à franchir en particulier celui de la douleur réelle ou supposée. Il consulte pour des soins curatifs ou conservateurs, en général solvabilisés par la Sécurité Sociale mais à un tarif qui, paradoxalement, ne permet pas au praticien de vivre sereinement lorsqu´il assure son rôle de santé publique : son « coeur de métier ». Le rapport SOP-AFORGE Finance l´a prouvé , d´autres auteurs** le prouvent.
Ceci a deux conséquences. Á une époque où les entreprises se recentrent sur leur « coeur de métier » cela nous est impossible. D´autre part, les chirurgiens-dentistes ont été contraints dans leur activité de prendre du champ par rapport à une nomenclature tous les jours un peu plus obsolète., Ils prennent du même coup le risque, parce qu´ils y sont poussés, de se mettre en marge puisque c´est comme s´ils « externalisaient », conformément au credo de l´entreprise libérale, une partie de leur activité hors du champ strict de la Sécurité Sociale tout en ne dérogeant pas à leur mission de santé publique. La prise en compte des demandes esthétiques des patients, en particulier en matière de prothèse ou d´actes hors nomenclature comme les facettes, le blanchiment semble éloigner la Profession de sa vocation première. Mais entre ce qui intéresse le seul domaine de l´intégrité physique et l´esthétique la frontière est bien floue et cette notion d´esthétique bien subjective.
Il appartient à chaque praticien de faire la part des choses, en conscience.
Si, retrouver sa fonction masticatoire est satisfaisant, gagner en esthétique est gratifiant car c´est pouvoir arborer l´image de la santé ; c´est un atout de sociabilisation.
La formation continue proposée par la SOP a toujours pris en compte ces deux composantes de l´exercice libéral et si il fallait encore apporter la preuve de l´intérêt que la Profession porte à son « coeur de métier » il suffirait de considérer les participations massives à la journée du 16 janvier 2003 traitant de dentisterie restauratrice et à celle, toute fraîche dans nos mémoires, du 29 janvier 2004 traitant d´occlusion.
Le succès de la SOP dans le domaine de la formation continue tient grandement au fait qu´elle est à l´écoute de la profession et sait proposer une offre qui est en adéquation avec la demande des chirurgiens-dentistes de ne pas être relégués au simple rôle de prestataires de service.
*Cf. entre autres le Bulletin du conseil de l´Ordre Départemental des Hauts-de-Seine du mois de Décembre
**Cf. Information Dentaire 41et 44-2003 R.Zeitoun « Coût de l´asepsie »