Jeudi 18 octobre 2012
L'odontologie gériatrique27/01/2012 au 16/06/2012
Cycle long en Parodontologie13/09/2012 au 14/09/2012
Accédez à l'implantologie par la pratique04/10/2012 au 01/06/2013
Cycle long en Endodontie 2012-201305/10/2012 au 06/10/2012
Journées Gestes d'urgence 2
Dans un monde libéral rationnel, le praticien choisit en conscience son programme de formation continue selon des besoins précis adaptés à son type d´exercice. Attaché aux notions d´indépendance, de liberté thérapeutique et de responsabilité individuelle, il finance lui-même, et en toute logique, sa formation post-universitaire, désormais obligatoire.
Eh bien ! non. Depuis quelque temps, on peut revendiquer haut et fort le caractère libéral de notre exercice tout en étant partie prenante du système dit « conventionnel » où le praticien libéral est indemnisé pour suivre une formation pas forcément adaptée à ses besoins réels.
Voilà une bien curieuse posture ! On peut défendre le « fait » libéral côté cour et participer à une « collectivisation » de la formation, côté jardin. Quel impérieux motif justifie cette contorsion ? On a argué, en son temps, que cette formation rémunérée s´adresserait aux praticiens rétifs à l´actualisation de leur connaissance. Une explication qui ne tient plus depuis l´obligation de se former. S´agit-il alors de venir en aide à ceux qui ne peuvent pas financer leur formation ? La profession - et la SOP y est prête - peut parfaitement organiser elle-même, et selon des modalités à définir, un mécanisme de solidarité pour ces praticiens.
Mais le noeud du problème est ailleurs. Les finances de l´assurance maladie n´étant pas extensibles, seuls 7 % des praticiens, selon les estimations de nos syndicats, pourront prétendre à cette formation partiellement ou totalement rémunérée. Quid des autres ? Dans le pays de la passion égalitaire, cette captation de la manne au profit d´une minorité a quelque chose de choquant.
Plutôt que de creuser plus encore le déficit de la « sécu », ne serait-il pas plus logique de prôner un système de crédit d´impôt « formation continue » pour tous les praticiens et proportionnel à l´engagement de chacun dans cette formation ? Nous, professionnels libéraux, ne méritons-nous pas des syndicats engageant un combat alliant équité et valorisation de l´exercice libéral ? Protester haut et fort du caractère résolument libéral de notre pratique, c´est bien. Encore faut-il ne pas être contredit par ses actes.