Jeudi 18 octobre 2012
L'odontologie gériatrique27/01/2012 au 16/06/2012
Cycle long en Parodontologie13/09/2012 au 14/09/2012
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Cycle long en Endodontie 2012-201305/10/2012 au 06/10/2012
Journées Gestes d'urgence 2
C'est très américain de vouloir changer l'ordre des choses. C'est si vrai que, lors d'un récent séjour outre-atlantique, il nous a été donné d'observer deux évolutions radicales. Elles ont pour fondement le rapport qu'éprouve la société américaine, aisée notamment, à tout ce qui a trait non plus tellement à sa santé, mais au mieux-être de son corps.
Songeons que, selon une étude réalisée sur la question, 87 % des Américains souhaitent modifier un élément de leur anatomie et que 50 % veulent en transformer plus de trois ! À cela s'ajoute la concurrence que ne manquent pas de se livrer par media interposés, en toute légalité, tous les praticiens dont la spécialité s'attache à faire du cosmétique… et à faire parler d'eux : chirurgiens plasticiens, chirurgiens maxillo-faciaux, ou encore chirurgiens-dentistes prothésistes.
Ces deux réalités se nourrissent à une source unique : la presse écrite et télévisée, qui s'emploie à créer de nouveaux canons de l'esthétique à partir de l'image des stars. La presse nous éloigne du vécu. Elle engendre le désir d'une beauté naturelle qui ne suffit plus, mais prétend parler à l'imaginaire et retouche la représentation pour l'idéaliser plus encore. Elle suscite l'envie d'une beauté spectaculaire, re-structurante, qui sublime le corps et le rend irrésistible. Pire, de nouveaux métiers émergent : les « relookers » qui, dans une suite logique, vont jusqu'à prendre en charge la totalité de la personnalité des individus, tant sur le plan physique que vestimentaire.
Les patients veulent un peu de rêve et courent après leur jeunesse. Les praticiens, aux Etats-Unis, rentrent dans ce jeu dangereux. Ils laissent entendre qu'ils sont en mesure d'apporter les retouches nécessaires qui répondent à l'idéal créé de toutes pièces grâce à l'informatique. Un processus de formatage de la société est en cours. Au point qu'une certaine presse américaine donne à entendre que les stars, dans leur métier, ne s'adressent qu'à ceux qui ont déjà les moyens ou les prédispositions pour être des stars. Il y aura peu d'élus. Et seules les stars parlent aux stars !
Ce mouvement balayera bientôt l'Europe……
Au bout du compte, notre société n'apporte-t-elle pas la démonstration qu'elle est, comme toutes celles qui ont précédées, régie par des totems autour desquels se réunissent les tribus bien reconnaissables à des signes qui les distinguent ?
Et après, dans un mouvement de balancier, il, faut- s'attendre, à ce que, comme dans le cas des vêtements qui ont subi un traitement ad hoc pour leur donner un aspect vieilli, les irrégularités de couleur et de tissu ne soient pas reconnus comme des défauts, mais la marque de leur originalité ?