MACSF 2012 #1
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Edito du 15/10/2005

Philippe Safar (Président d'honneur)

15/10/2005

Après l´attaque terroriste des Twin Towers aux USA, un certain 11 septembre, de triste mémoire...

Après l´accident du MD-82 colombien, alors qu´un hommage national, en Martinique et en métropole, a été rendu aux victimes françaises du 16 août dernier... « l´enquête se poursuit »... « des experts participent à l´identification des corps »... « l´identification sera longue et difficile », dit-on...

Et déjà une autre catastrophe, naturelle celle-là, en Nouvelle-Orléans, semble rappeler les effets du Tsunami dernier, par le nombre des familles concernées.

On n´imaginait pas des catastrophes avec ces foules de gens menacés. Or il faut se rendre à l´évidence. Ce qu´il était impossible de se représenter jusqu´alors, nous est révélé maintenant, par l´image télévisuelle, en temps presque réel. Et cela provoque une sidération devant tant de victimes à la fois.

La société du temps de Voltaire avait bien dû, elle aussi, être marquée par le tremblement de terre de Lisbonne. Elle avait dû panser ses plaies, malgré les risques d´épidémie, et l´insécurité qui s´en était suivie, mais Lisbonne ce n´était qu´un récit d´une contrée lointaine.

Aujourd´hui notre conscience est bouleversée par le nombre impressionnant des victimes, et par les familles proches qui attendent l´identification des corps mutilés pour commencer à faire un deuil... « Or aucun corps ne sera rapatrié avant d´être identifié »... « Les procédures d´identification sont longues et délicates »...

S´il est vrai que les analyses ADN rendent d´éminents services, elles n´en restent pas moins difficiles et coûteuses.

La coopération des Chirurgiens-Dentistes dans la recherche des identités des victimes, devrait être plus encore sollicitée et organisée parce que déterminante. Pas seulement sous la forme d´un schéma de denture diffusé dans la presse, qui n´interpelle personne parmi les professionnels, mais avec des critères autres, à définir et à adapter aux moyens modernes d´information. Car quel praticien ne reconnaît pas son travail dans une cavité buccale, même vingt ans après ?

Nous n´avons pas la prétention d´exprimer là une idée originale, d´autres bien plus savants que nous, en odontologie légale, l´ont déjà exposée, mais force est de constater qu´ils n´ont pas été entendus pour étendre le champ des services que notre profession pourrait offrir. Et aujourd´hui il conviendrait de reposer officiellement le problème, pour prévoir, pour organiser.

Société
Odontologique
de Paris

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