MACSF 2012 #1
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Droit de réponse...

Professeur Allemand (Médecin Conseil national de la Caisse Nationale de l´Assurance Maladie)

23/07/2003

« Cher Confrère,


J´ai pris connaissance de l´article intitulé « La formation odontologique .... Contenue » que vous avez fait paraître dans le numéro 5 de l´année 2003 du journal de la Société Odontologique de Paris.

Il ne m´est évidemment pas possible de rester indifférent aux propos tenus à l´encontre des praticiens conseils du service médical de l´Assurance Maladie.

Il est ainsi prêté aux chirurgiens dentistes conseils des attributions telles que l´encadrement de la formation odontologique continue, confusion qu´une lecture un peu plus attentive des textes que l´auteur prétend analyser aurait probablement permis d´éviter.

Est également remise en cause notre légitimité à contrôler les actes pris en charge par l´Assurance Maladie. Les interventions du service médical en ce domaine sont parfaitement légitimées par les Pouvoirs Publics qui lui ont confiés un rôle déterminant, précisément défini par la loi et les textes réglementaires qui s´y rapportent, parmi les principaux acteurs de la régulation médicalisée du système de santé français.

Est-il besoin de rappeler que le savoir-faire des praticiens conseils en matière d´analyse des pratiques est avant tout fondé sur les référentiels scientifiques ? Dès lors, est-il surprenant de voir un organisme tel que le vôtre, que les chirurgiens dentistes conseils apprécient pour la qualité d´une formation continue à laquelle ils participent régulièrement et pour l´accueil que vous leur réservez, se faire l´écho d´un débat largement dépassé en mettant en cause de manière aussi peu confraternelle les compétences professionnelles des praticiens du service médical de l´Assurance Maladie.

Je vous remercie de faire paraître cette mise au point à titre de droit de réponse.

Je vous prie de croire, Cher Confrère, à l´expression de mes sentiments les meilleurs. »


<b>NDLR : </B><I>L´article intitulé « La Formation Odontologique .....contenue » paru dans la rubrique « Libre propos » du numéro 5 dernier sous la signature d´un de nos membres, a appelé la mise au point du Professeur Allemand, Médecin Conseil national de la Caisse Nationale de l´Assurance Maladie.<br>
C´est très volontiers que nous reproduisons son courrier.<br>
Nous ne pouvons qu´apprécier qu´un débat ait lieu dans nos colonnes, et qu´une communication avec la Caisse Nationale d´Assurance Maladie soit amorcée.<I><br>

<I>La lettre du professeur Allemand a été soumise à l´auteur de l´article incriminé. <br>
Pour clore ce sujet, nous extrayons du courrier du docteur Sabek trois réflexions : <br>
1) Une lecture attentive de l´article montre bien qu´il n´est pas dirigé « à l´encontre des praticiens conseils ... ». Nos confrères, comme nous, subissent une réglementation largement dépassée et qui a démontré son inefficacité. Le fait que le système actuel oppose les uns aux autres n´est l´oeuvre ni des uns ni des autres. <br>

2) La lecture de l´avenant conventionnel relatif à la formation continue peut donner lieu à interprétation. Nous prenons acte d´une lecture différente faite par le Médecin Conseil National pour ce qui est du rôle des praticiens conseils dans cette formation continue (nos confrères auront à juger du sens des mots et de leur mise en oeuvre dans l´avenir). <br>

3) Enfin, en quoi le propos serait-il « peu confraternel » ? Il rappelle simplement une évidence : lorsqu´on a délaissé l´exercice clinique pendant des années, on ne peut pas prétendre se remettre à soigner du jour au lendemain. La question de fond reste posée : les connaissances théoriques suffisent-elles pour définir la compétence ? La réponse est déterminante pour toute formation continue obligatoire et vaut aussi bien pour les thérapeutes que pour les praticiens conseils. </I>

Société
Odontologique
de Paris

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