Jeudi 18 octobre 2012
L'odontologie gériatrique27/01/2012 au 16/06/2012
Cycle long en Parodontologie13/09/2012 au 14/09/2012
Accédez à l'implantologie par la pratique04/10/2012 au 01/06/2013
Cycle long en Endodontie 2012-201305/10/2012 au 06/10/2012
Journées Gestes d'urgence 2La loi du 9 août 2004 a instauré une formation continue obligatoire pour tout Chirurgien Dentiste en exercice, notion qui préexistait dans notre code de déontologie. De nombreuses Associations de professionnels, bénévoles, désintéressées s´étaient déjà, bien longtemps avant, assigné pour mission de valoriser l´exercice de la Chirurgie Dentaire. Et ce, avec un certain succès. Elles n´avaient pas attendu cette promulgation pour mettre en place un tissu de liens privilégiés avec tous les praticiens motivés, qui avaient les mêmes ambitions : améliorer la pratique, et délivrer des soins conformes aux données acquises de la science.
Aujourd´hui, la donne change. L´Etat intervient. Il intervient dans ce qui, pour une profession dite libérale, implique la plus intime des convictions. Non content d´une loi, qui instaure officiellement dans un texte, la responsabilité de chaque praticien au service du public, l´Etat s´inscrit en rival des autres formations. Et avec quels moyens !
Par le biais conjugué de l´Assurance Maladie et de la F3CD, un organisme créé « pour les besoins de la cause », il intervient dans la gestion d´un budget alloué à l´effet de soutenir un programme d´actions de formation continue dans le cadre conventionnel (pour quelle durée ?), avec des objectifs précis (promouvoir certaines pratiques de soins), avec des moyens financiers exorbitants tant en budget de publicité, qu´en espèces sonnantes et trébuchantes pour attirer le chaland.
Bromitsch ! C´est l´appât qu´utilisent les pêcheurs pour attirer les poissons !
Tout le monde est libre de proposer une formation continue. La SOP, elle, tourne délibérément le dos à une approche qui encadre les décisions thérapeutiques par des choix comptables, que par expérience elle sait de court terme (budget annuel, échéance électorale). Ces choix ne prennent pas en compte la grande diversité des cas cliniques, la demande des patients parfois influencés par des facteurs psychologiques ou sociologiques, que seuls sont à même de discerner, l´autonomie du praticien, sa motivation et son esprit critique.
Nous ne clamerons jamais assez les risques attachés aux formations proposées par certains, peu scrupuleux il est vrai, qui délivrent des informations univoques, orientées, pour mieux assurer leurs ventes et la promotion de leurs produits. La Formation Continue Conventionnelle est assimilable à ces formations, car rien n´empêche de penser qu´il y a là aussi quelque chose à « vendre » ou à « acheter ».
Nous n´aurons de cesse d´inquiéter nos confrères, aveugles sur les dangers d´une participation à un système ambigu, en apparence vertueux, mais qui les rend encore plus dépendants de la Convention.
Nous souhaitons dans notre démarche - et nombre d´associations rejoignent le point de vue de la SOP et de la Formation Continue Libre (FCL) - encourager les praticiens à suivre l´évolution des connaissances, et leur faire partager, sans attendre, le fruit des recherches pour prodiguer les meilleurs soins. Nous voulons adapter le discours scientifique aux besoins de chacun, mettre en oeuvre des projets objectifs de partage des connaissances et y associer un volet pédagogique qui révèle l´autonomie, l´ouverture d´esprit et la responsabilité individuelle des praticiens.