MACSF 2012 #2
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A propos de la journée SOP du 16 Janvier 2003

Philippe Safar (Président d'honneur)

03/03/2003

Cette journée s'est inscrite dans le droit fil de la démarche entreprise en septembre1998 et en janvier 2002, pour faire le constat de la situation qui est la nôtre : nous ne disposons plus des moyens de traiter la population en fonction des données acquises de la science. Nous sommes encore aujourd'hui, dans l'impasse.




Cette démarche est le fruit de la réflexion de la SOP : il existe une inadéquation entre la formation continue et les possibilités d'applications cliniques dans les cabinets dentaires.
Cette situation dans un avenir plus ou moins proche pourrait mettre en péril la formation initiale et la formation continue des praticiens et même entraîner à terme des retentissements sur la santé publique.

Cette démarche résulte aussi d'un constat d'échec lié à l'inadéquation de la nomenclature (mais tout

le monde en convient aujourd'hui) qui n'a pas tenu suffisamment compte du rapide développement des techniques. Et il y a fort à parier que la Ccam, la nouvelle nomenclature - dont l'application est prévue pour janvier 2004 -, ne corrigera pas ces errements.



Avec la présence d'une assistance importante - plus de 700 praticiens -sur un thème en apparence peu

porteur, la Profession a manifesté malgré tout, son désir de s'enrichir de nouvelles connaissances et de faire bénéficier les patients de ces nouveaux acquis, pour leur prodiguer des soins conformes à une dentisterie moderne.




S'il est vrai que la politique de prévention s'est jusque-là limitée aux tranches d'âge des 15-18 ans à

travers la politique conventionnelle (le BBD), que des examens à 6 et 12 ans ont été rendus obligatoires et demain étendus aux 13-14 ans, il n'en demeure pas moins vrai que ce sont là des effets d'annonce, et que ces examens de prévention, lourds à gérer administrativement par les praticiens, ne sont suivis que de soins mal honorés.
De là vient l'insuccès patent du BBD auprès des professionnels. De là vient aussi, que la Prévention reste encore du domaine des bonnes intentions.




Or, la politique de santé repose aujourd'hui sur une définition reconnue de la prévention et de la promotion de la santé, dans l'esprit de la charte d'Ottawa, en lui donnant une base législative insérée dans le Code de la Santé et qui est la suivante :


« la politique de prévention a pour but d'améliorer l'état de santé de la population en évitant l'apparition le développement ou l'aggravation des maladies ou accidents et en favorisant les comportements individuels et collectifs pouvant contribuer à réduire le risque de maladie et d'accident. A travers la promotion de la santé, cette politique donne à chacun les moyens de protéger et d'améliorer sa propre santé. »




La dentisterie restauratrice moderne est aujourd'hui autant réparatrice que préventive. L'homme vit plus

longtemps, alors il faut : contrôler le risque carieux, maintenir la dent le plus longtemps dans son intégrité, éviter de la mutiler par des successions d'interventions invasives, gérer de manière la plus économe le

capital dentaire des patients, chercher à traiter des caries para-pulpaires en évitant à tout prix la pulpe,

éliminer chimiquement la carie, (il en a été largement question au cours de cette journée). L'objectif est de contribuer à maintenir pulpée la dent, à conserver sa vitalité, et le maximum de tissu dentaire.




Ce sont là les taches qui nous attendent, mais ces techniques sont chronophages et nécessitent des investissements.

Il convenait que la SOP fasse connaître ces nouveaux concepts. Il appartient à toute la profession de faire savoir que nous disposons aujourd'hui de connaissances pour faire reculer significativement la carie dans ce pays.

Société
Odontologique
de Paris

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